mardi 5 avril 2016

Les laryngites du cheval

By: seven mounth On: 09:38
  • Share The Gag
  • Les laryngites
     Définition :
    Ces affections se caractérisent par une inflammation de la muqueuse tapissant les cartilages du larynx.

     Etiologie :
    La laryngite est une affection fréquente chez le cheval de course.
    Un certain nombre de conditions favorisent l’apparition d’une laryngite ou d’une épiglottite:
    -  Les affections virales comme la grippe et la rhinopneumonie dont la contagion est très importante,
    Les traumatismes de la muqueuse par un corps étranger ou par un fourrage grossier,
    L’inhalation de substances irritantes,
    Un phénomène allergique,
    Le déplacement dorsal du voile du palais. 
    Une laryngite peut apparaître de façon isolée, mais elle est le plus souvent associée à une inflammation du reste de l’appareil respiratoire supérieur.  
     Symptômes :
    La laryngite se caractérise par une toux fréquente, sèche, quinteuse qui se manifeste essentiellement à l’exercice notamment au contact de l’air froid, et pendant les repas (les quintes de toux  pendant les repas peuvent favoriser la dysphagie). 
    A l’examen clinique, la région laryngée est douloureuse à la palpation et les nœuds lymphatiques inter-mandibulaires sont souvent réactionnels.
    Un jetage bilatéral séreux ou mucopurulent est  généralement présent.
    Enfin, l’œdème de la muqueuse peut entraîner l’apparition d’un bruit respiratoire inspiratoire et une intolérance à l’exercice parfois associés à une dyspnée sévère.
    Diagnostic :  
     Diagnostic clinique :
    Une toux sèche à l’exercice, la douleur à la palpation du larynx, l’augmentation de volume des nœuds lymphatiques loco-régionaux  sont des signes cliniques évocateurs d’une inflammation de la région pharyngo-laryngée.
    De la fièvre peut être présente en cas d’infection virale. 
      Diagnostic endoscopique :
    L’endoscopie va permettre l’inspection directe de la muqueuse laryngée.
    En cas de laryngite ou d’épiglottite, une hyperhémie de la muqueuse est présente, parfois associée à la présence de follicules lymphoïdes hyperplasiés et des sécrétions  à la face dorsale de l’épiglotte. Il arrive que la pointe de l’épiglotte soit ulcérée et laisse voir le cartilage ainsi qu’un tissu de granulation en formation.
    L’épiglottite est souvent associée à un déplacement dorsal du voile du palais (75% des cas) et parfois à une déviation de l’axe épiglottique (55% des cas). 
     Traitement :
    Le traitement fait d’abord appel à la mise en place de mesures hygiéniques et à l’association d’un traitement médical local et général :
    Une mise au repos de 7 à 14 jours peut suffire à améliorer la situation.
    Une thérapie anti-inflammatoire et antibiotique sous forme d’un spray  topique que l’on applique deux fois par jour est souvent associée au traitement hygiènique. (Utiliser un mélange de DMSO + furacine+glycérine+prednisone).  Dans les cas sévères, l’association d’un traitement anti-inflammatoire par voie générale peut être intéressante. L’usage est d’associer la dexaméthazone et la phénylbutazone le premier jour, puis de poursuivre le traitement avec la phénylbutazone seule pendant 7 à 10 jours peut être.


    L’HEMIPLEGIE LARYNGEE

     Définition :  
    L’hémiplégie laryngée, communément appelée « cornage » correspond  selon le stade de la maladie, à  une parésie ou une paralysie de  la musculature du larynx responsable de l’abduction et de l’adduction des cartilages aryténoïdes.
    C’est sans doute la maladie du larynx la plus fréquemment diagnostiquée.
    Une grande variété de termes peut être employée pour décrire ce syndrome. La maladie peut             prendre plusieurs formes selon sa gravité : depuis une simple anomalie de motilité des aryténoïdes, jusqu’à l’immobilité totale des aryténoïdes et des cordes vocales. Ainsi, une nomenclature a été proposée pour clarifier et  simplifier la terminologie relative à cette maladie :
    - La paraplégie laryngée est une paralysie bilatérale des aryténoïdes
    - L’hémiplégie laryngée est une paralysie totale et unilatérale  d’un des deux cartilages aryténoïdes
    - L’hémiparésie laryngée est une paralysie partielle ou une motilité anormale des aryténoïdes. 
    L’aryténoïde gauche est plus souvent atteint, mais les cas d’hémiplégie laryngée droite ou bilatérale sont aussi rencontrés de temps à autre.
    La maladie peut survenir quel que soit l’âge du cheval. Chez le cheval de course, elle est souvent mise en évidence à la mise à l’entraînement, mais  elle a aussi été diagnostiquée chez de très jeunes poulains.




     Physiopathogènie :
    Il s’agit d’une dégénérescence, le plus souvent spontanée, des nerfs laryngés récurrents. Plus précisément cette dégénérescence est une axonopathie distale du nerf laryngé récurrent caractérisée par une perte des fibres myélinisées de gros et de moyen calibre dans la partie distale du nerf. Le nerf laryngé  récurrent gauche est souvent atteint en regard de la crosse aortique.
    Le nerf laryngé récurrent innerve tous les muscles intrinsèques du larynx sauf le muscle crico-thyroïdien, muscle tenseur des cordes  vocales qui est innervé par le nerf laryngé crânial.
    Le muscle crico-aryténoïdien dorsal constitue l’unique abducteur des cartilages aryténoïdes. La perte de sa fonction motrice par dénervation et son amyotrophie sont donc les causes du déplacement axial de l’aryténoïde observé lors d’hémiplégie laryngée.
    En outre il faut aussi noter que les muscles adducteurs du larynx, c’est à dire les muscles aryténoïdien transverse, crico-aryténoïdien latéral et ventriculaire, sont également innervés par le nerf laryngé récurrent et semblent affectés en priorité lorsque le nerf laryngé dégénère. L’amyotrophie des muscles adducteurs qui en résulte se traduit par une fermeture incomplète de la glotte lors de la déglutition.
    Ainsi l’amyotrophie des muscles du larynx et  la mal occlusion de la glotte pendant la déglutition sont les signes précoces de la maladie.
    D’autres auteurs ont évoqué l’hypothèse que cette axonopathie dégénérative du nerf laryngé récurrent fasse partie d’une polyneuropathie qui atteindrait toutes les fibres longues et larges du corps. Des lésions identiques ont été retrouvées sur les nerfs longs des membres postérieurs.
    Etiologie :
    L’origine de cette dégénérescence n’est pas clairement définie.
    Certaines origines traumatiques ont été reconnues telles que des injections intraveineuses de la veine jugulaire ratées. Une injection péri vasculaire d’un produit irritant peut induire une phlébite ou un abcès jugulaire qui provoquent  une lésion  secondaire du nerf laryngé récurrent topographiquement voisin de la veine jugulaire externe.
    Un traumatisme de l’encolure  ou un acte chirurgical dans cette même région peuvent également être à l’origine d’une lésion du nerf laryngé récurrent.
    L’intubation orotrachéale ou nasotrachéale lors d’une anesthésie générale peut induire une hémiplégie laryngée post-opératoire qui est souvent transitoire.
    Par ailleurs, une mycose des poches gutturale, un abcès de gourme ou une infection virale de l’appareil respiratoire supérieur (grippe, rhinopneumonie) peuvent induire des lésions du nerf laryngé récurrent consécutives à l’inflammation loco-régionale qui résulte de ces affections.
    Cependant le plus souvent l’hémiplégie laryngée est d’origine idiopathique.
    Parmi les facteurs incriminés les auteurs invoquent plusieurs hypothèses :
    L’hypothèse d’une prédisposition génétique a été avancée et illustrée par plusieurs études. Il semble en effet que la descendance d’un étalon atteint d’hémiplégie laryngée soit significativement plus atteinte que la descendance d’un étalon sain.
    Un déficit nutritionnel en thiamine a été  proposé, mais cette hypothèse n’est pas confirmée à ce jour.
    L’inhalation de produits toxiques comme des organophosphorés ou du plomb semble pouvoir induire des lésions nerveuses notamment sur le nerf laryngé récurrent.
    La consommation de certaines plantes toxiques proches de celles mises en causes pour le Harper Australien favoriserait  aussi le développement d’une axonopathie.
    -  Enfin l’étroitesse de l’espace intermandibulaire a été incriminée comme facteur prédisposant à l’apparition d’une hémiplégie laryngée,  mais cette hypothèse a été scientifiquement réfutée. 
    Concernant la latéralisation  de cette maladie, la prédominance des cas d’hémiplégie laryngée gauche s’expliquerait par  des critères anatomiques.
    Le nerf laryngé récurrent gauche émerge du nerf vague dans le thorax au niveau du cœur et progresse caudalement jusqu’à l’origine de  l’aorte, à proximité des nœuds lymphatiques
    trachéo-bronchiques, avant de continuer son trajet crânialement le long de l’artère carotide commune gauche en direction du larynx. Le nerf laryngé récurrent droit prend en revanche son départ beaucoup plus crânialement et  rejoint directement l’artère carotide commune droite pour atteindre le larynx.
    Symptômes :
    L’apparition des symptômes peut être progressive ou soudaine.
    Chez le cheval sain, lors d’un exercice soutenu, le larynx se dilate sous l’action de ses muscles intrinsèques, ce qui permet une adaptation du diamètre de la lumière laryngée à l’augmentation des flux d’air inspiratoire et expiratoire et prévient le collapsus des cartilages laryngés lors de l’inspiration.
    Lorsque le cheval est atteint d’hémiplégie  laryngée le tonus laryngé diminue. Quand la pression inspiratoire augmente, l’aryténoïde affectée et sa corde vocale se collabent vers la lumière du larynx ce qui induit un syndrôme d’obstruction des voies respiratoires supérieures. La résistance au passage de l’air augmente, le flux d’air entrant diminue et le travail nécessaire à une respiration efficace augmente considérablement. En conséquence, le cheval devient beaucoup plus sujet à l’hypoxémie, à l’hypercapnie et à l’acidose métabolique, ce qui se manifeste cliniquement par une intolérance à l’exercice.
    Par ailleurs, la protrusion de l’aryténoïde et de la corde vocale dans la lumière du larynx crée des turbulences et entraîne l’apparition d’un bruit respiratoire inspiratoire à l’exercice comparable à un sifflement et dont l’intensité augmente lorsque le travail devient soutenu ou lorsque le cheval travaille la nuque fléchie.
    Le ventricule du larynx  se retrouve béant lorsque la corde vocale est détendue. Il  fait office de caisse de résonance et contribue à amplifier ce sifflement.
    L’intensité des symptômes pour un stade de gravité de la maladie donné est variable selon les sujets. 20% des chevaux atteints ne manifestent aucun bruit à l’exercice. 
    En cas de paraplégie laryngée, le cheval  présente souvent une dyspnée au repos et la détresse respiratoire est possible à tout moment. En conséquence, l’intolérance à l’effort est sévère.
    Diagnostic :
    Diagnostic clinique :
    Anamnèse :
    Une série de questions pourront permettre d’orienter le diagnostic :
    - Depuis quand le problème est-il apparu ? L’apparition a-t-elle été brutale ou progressive ?
    - Pendant le travail, le cheval présente-t-il   soudainement des signes de fatigue ?
    - Les mauvaises performances se manifeste-t-elles dès le début de l’exercice ?
    - Les signes de fatigue précoce sont-ils corrélés à un manque de souffle ?
    - Le manque de souffle est-il associé à l’émission d’un bruit inspiratoire ?
    - Le bruit est-il constant ou variable ?
    - Une modification de la voix de l’animal a-t-elle été constatée ?
    - Le cheval est-il en bonne forme par ailleurs ? 
    - Est-il sain au niveau locomoteur (33) ?

    Examen du cheval au repos :
    Plusieurs manipulations vont permettre de mettre en évidence des éléments de suspicion de la maladie.
    *La palpation du muscle crico-aryténoïdien dorsal
    On cherche à mettre en évidence l’amyotrophie de ce muscle. La palpation simultanée des  deux côtés du larynx permet facilement  de détecter une amyotrophie unilatérale du muscle crico-aryténoïdien dorsal. On se placer face au cheval, la palpation étant réalisée juste en arrière des mandibules ventralement et rostralement.
    *Le test de dépression des aryténoïdes :
    Ce test consiste à exercer une pression relativement forte sur les processus musculaires des aryténoïdes ce qui induit un bruit respiratoire inspiratoire au repos si le cheval est atteint d’hémiplégie ou de paraplégie laryngée.
    *Le Slap test (ou test d’abduction) :
    L’opérateur palpe tour à tour chaque processus musculaire alors qu’un aide applique une claque avec le plat de la main (ou une cravache) sur l’épaule ou le thorax du côté opposé à la palpation. Chez le cheval sain, cette stimulation provoque une  abduction réflexe de l’aryténoïde opposé au côté de la stimulation. En revanche chez le cheval atteint d’hémiplégie laryngée, aucune abduction n’est notée du côté affecté.
    Ce test permet de déceler les paralysies totales de l’aryténoïde, mais plus difficilement les parésies.
    Remarque : il faut savoir que le cheval devient moins réactif si on répète la stimulation plusieurs fois. Par ailleurs le test n’est pas fiable chez un cheval nerveux ou peureux car la stimulation n’engendrera pas forcément de réponse même si le cheval est sain.
    *Le test de grognement
    Le principe de ce test repose sur le fait qu’un cheval atteint de dénervation des adducteurs devient incapable de fermer totalement la glotte. Cette anomalie peut être mise en évidence en menaçant le cheval au niveau de l’abdomen ou du thorax avec une cravache. Le cheval sain émet un « grognement » alors que le cheval malade émet un soupir caractéristique expliqué par le fait que l’air s’échappe par la glotte incorrectement fermée. 
    Examen du cheval à l’exercice :
    En observant le cheval au travail, on peut mettre en évidence quelques éléments de suspicion tels qu’un bruit respiratoire inspiratoire qui augmente avec l’intensité de l’exercice ou une intolérance à l’effort qui ne se manifeste pas de façon systématique et plutôt sur des efforts de longue durée.
    Diagnostic endoscopique :
    Cet examen permet de préciser le diagnostic  et d’exclure les autres causes de cornage. Idéalement cet examen doit être réalisé au repos et à l’exercice, ou faute de moyens juste après l’effort.
    Endoscopie au repos :
    L’examen doit être réalisé autant que possible sans sédation et sans utiliser de tord-nez, car ces derniers faussent les mouvements spontanés des aryténoïdes.
    Le but de l’examen est d’évaluer la symétrie et la synchronisation des mouvements d’abduction et d’adduction des  deux aryténoïdes, ainsi que la capacité d’abduction maximale de chaque aryténoïde lors de l’inspiration.
    L’évaluation est chiffrée selon  quatre grades :
    GRADE I : on observe une abduction complète et synchrone des cartilages aryténoïdes (fonction normale).
    GRADE II : Comparativement au cartilage aryténoïde  droit, le cartilage aryténoïde gauche (ou inversement) ne se déplace pas de façon synchrone : une hésitation, ou une vibration  sont observées durant l’inspiration ou l’expiration. En revanche les deux cartilages atteignent l’abduction complète après une déglutition ou une inspiration forcée provoquée par l’occlusion des naseaux.
    GRADE III : L’un des deux cartilages ne se déplace pas de façon synchrone par rapport à l’autre et l’abduction de  l’un des deux cartilages est incomplète même  après une inspiration forcée.
    GRADE IV : le larynx est asymétrique avec une position médiane ou paramédiane du cartilage affecté qui n’est plus capable d’aucun mouvement.
    Si l’observation des anomalies au repos est évidente pour les cas d’hémiplégie laryngée de grade IV, pour les grades inférieurs l’endoscopie au repos peut laisser persister un doute quant au diagnostic. Dans ce cas, ou si  le larynx a une apparence normale avec des symptômes évocateurs d’hémiplégie laryngée,  il est conseillé de réaliser une endoscopie à l’exercice sur tapis roulant (ou juste après l’effort) pour confirmer ou infirmer le diagnostic et faire le lien entre les anomalies observées et l’intolérance à l’exercice.

    Endoscopie à l’exercice :
    Les résultats de cet examen à l’exercice ont montré, comparés aux évaluations au repos, l’importance des deux examens pour bien caractériser le stade de la maladie et surtout choisir un traitement approprié.
    Lorsque l’examen est réalisé  sur un cheval normal, en début d’exercice les cartilages aryténoïdes s’ouvrent et se ferment alternativement de façon synchrone avec la respiration.
    Lorsque l’intensité du travail augmente, les  aryténoïdes persistent  en position d’abduction pendant les deux phases de la respiration sous l’action du muscle crico-aryténoïdien dorsal qui maintient l’abduction et s’oppose à l’adduction provoquée par l’augmentation des pressions négatives à l’inspiration.
    Selon la sévérité de l’axonopathie et le  degré de l’atrophie musculaire subséquente, l’aptitude à maintenir cette abduction permanente est plus ou moins altérée durant l’exercice.
    Diagnostic différentiel :
    Il faudra avant tout toujours corréler les observations cliniques aux images endoscopiques. Par exemple si un cheval présente une gêne  respiratoire  importante  avec  des  images endoscopique compatibles avec une hémiplégie laryngée de grade I ou II  il faut suspecter une autre cause d’intolérance à l’effort telle qu’une maladie cardiovasculaire ou une anomalie de la thermorégulation. Il en est de même pour un cheval présentant une hémiplégie laryngée de grade III  sans aucun bruit respiratoire à l’exercice : il faudra là aussi suspecter une maladie sous-jacente comme une boiterie ou une maladie inflammatoire chronique des petites voies respiratoires.
     La chondrite des aryténoïdes peut être confondue à un stade d’évolution précoce avec une hémiplégie laryngée mais la présence d’un bruit  respiratoire inspiratoire et expiratoire ou l’épaississement et la déformation  du  cartilage sont des signes propres à cette autre pathologie du larynx.
    Traitement :
     Choix  thérapeutique  selon  le  grade de la maladie et les manifestations cliniques :           
    La décision d’intervenir chirurgicalement sur un cas d’hémiplégie  laryngée dépend avant tout de la clinique. Deux éléments majeurs motivent l’intervention : la présence d’un bruit respiratoire à l’exercice et l’intolérance à l’effort. Si ni l’un ni l’autre ne sont présents et que l’hémiplégie laryngée n’est qu’une découverte d’endoscopie il faudra rester prudent quant à la décision thérapeutique.
    Cette décision peut être schématisée selon la gravité de la maladie :
    ·         Les chevaux atteints d’une  hémiplégie laryngée de grade IV sont généralement toujours cliniquement affectés par la maladie et présentent des symptômes d’intolérance à l’exercice et/ ou un bruit respiratoire à effort. Ces chevaux sont de  bons candidats au traitement chirurgical.
    ·         Les chevaux atteints d’une hémiplégie laryngée de grade I ou II ne sont pas de bons candidats au traitement chirurgical car ils  ne présentent généralement aucune gêne clinique à l’exercice. Si ces chevaux présentent une intolérance à l’effort ou un bruit inspiratoire, il est préférable d’envisager de faire un bilan d’extension et d’approfondir l’examen de l’appareil respiratoire supérieur notamment par un examen sur tapis roulant pour rechercher la vraie cause de ces manifestations cliniques.
    ·         Enfin, pour les chevaux présentant une hémiplégie laryngée de grade III la décision thérapeutique est plus subtile. En effet chez ces chevaux qui présentent une abduction incomplète et des mouvements asynchrones des aryténoïdes au repos, l’évaluation du larynx à l’exercice est décrite selon deux types cliniques : une partie de ces chevaux présente un collapsus dynamique à l’exercice alors que les autres présentent une fonction laryngée normale. Ces  chevaux  souvent  considérés comme « suspects » dans la littérature ont laissés perplexes de nombreux cliniciens qui ne savaient pas vraiment comment interpréter ces mouvements asynchrones des aryténoïdes. Face à cette situation il est donc recommandé dans la mesure du possible de réaliser un examen sur tapis  roulant ou faute de mieux une endoscopie immédiatement après l’effort. Il permettra de déterminer si les symptômes sont réellement expliqués par l’hémiplégie laryngée de grade III ou si une autre maladie obstructive de l’appareil respiratoire supérieur est à l’origine du bruit respiratoire et de l’intolérance à l’exercice ( par exemple une chondrite  des  aryténoïdes,  un déplacement dorsal du voile du palais,  un entrapement épiglottique,  ou  une obstruction nasale dynamique) (25,26, 78). Dans le cas ou l’intolérance à l’exercice est le seul symptôme cliniquement exprimé,( absence de bruit) il faut également penser à exclure les autres causes d’intolérance à l’effort ( boiterie, mauvaise condition physique, maladie inflammatoire  chronique  des  petites  voies respiratoires…).Au terme de ce bilan, si aucune autre cause que l’hémiplégie.
    Laryngoplastie :
    Cette technique, décrite par Marks en 1970 , a pour objectif de reconstruire la lumière laryngée dans la position anatomique de dilatation inspiratoire maximale, et ceci dans l’intention d’augmenter les performances sportives. Cette méthode montre toutefois de  très mauvais résultats pour la diminution du bruit respiratoire puisque la corde vocale est laissée en place. L’intervention consiste à restaurer artificiellement l’action du muscle crico-aryténoïdien dorsal par la mise en place d’une prothèse synthétique placée entre le cartilage cricoïde et le processus musculaire de l’aryténoïde, ce qui stabilise le cartilage aryténoïde en abduction. Cette chirurgie se réalise sous anesthésie générale, le cheval étant placé en décubitus latéral ou dorsal (tête tournée). La voie d’abord est parallèle et ventrale à la veine linguo-faciale.
    Ventriculectomie (aussi appelée Sacculectomie) :
    Cette technique fut une des premières techniques décrites pour améliorer les chevaux atteints d’hémiplégie laryngée. Elle a pour objectif principal de réduire le bruit respiratoire, même si elle diminue un peu également la résistance laryngée.
     L’intervention consiste à enlever le ventricule du côté lésé, qui restant béant joue le rôle de caisse de résonance et produit ainsi du bruit lors de l’inspiration. Il provoque également un collapsus partiel du larynx  lors de l’inspiration. Il est possible de procéder à une ventriculectomie bilatérale pour limiter au maximum le collapsus. Les ventricules sont coupés après avoir été éversés. 
    Pour les chevaux de course, cette technique est insuffisante compte tenu de l’intensité de l’effort.
    Au contraire elle peut être préférée et suffisante pour les chevaux de trait, de hunter, de CSO ou de dressage ; en effet l’effort fourni est moindre, et le bruit reste le principal inconvénient. Cette chirurgie ne nécessite pas forcément que le cheval soit placé sous anesthésie générale. La voie d’abord de cette technique consiste en une laryngotomie  ventrale.  
    Cette technique est décrite également par voie endoscopique avec utilisation du laser, elle demande alors une excellente habileté et expérience du chirurgien.

    jeudi 26 novembre 2015

    ANOMALIES D’ORIGINE ANATOMIQUE 2ème partie

    By: seven mounth On: 14:53
  • Share The Gag



  • ANOMALIES D’ORIGINE ANATOMIQUE 2ème partie

    2. LES ANOMALIES ACQUISES

    2.1. Affectant les ovaires
    • Adhérences
    Les adhérences burso-ovariennes ont une incidence qui varie de 0,43% à 46%.
    Parfois cette lésion consiste en un simple filament à l’intérieur de la bourse, sans que les oviductes ne soient atteints. Parfois au contraire il y a une véritable encapsulation de l’ovaire par du tissu fibreux.
    Si les adhérences sont bilatérales et étendues, la fécondité peut-être. réellement affectée ; il y a soit trouble de l’ovulation (lutéinisation folliculaire ou développement de kystes) soit obstacle au cheminement du sperme ou de l’ovocyte dans l’oviducte.
    Lorsque l’oviducte est affecté, sa lumière s’obstrue. L’obstruction peut aussi provenir de l’accumulation de ses propres sécrétions. Il y a alors distension et amincissement des parois d’où hydrosalpingite.
    Les lésions de type diffus se rencontrent très souvent lors de péritonite due à la tuberculose, à une R.P.T. ou à une métrite puerpérale. Une palpation ovarienne mal soignée, une énucléation du CL ou rupture d’un kyste peuvent aussi en être la cause.  
    La cause qui semble la plus évidente chez la vache multipare est l’infection puerpérale. Un lavage intra utérin à base de solutions irritantes comme le LUGOL (iode) peut aussi induire des adhérences.
    Par voie rectale il est très difficile de détecter ces adhérences.
    Ces adhérences sont une cause majeure de l’infertilité des repeat-breeders. Leur traitement est souvent aléatoire. Il faut prévenir les infections puerpérales, éviter les lavements intra-utérins avec des solutions antiseptiques irritantes ainsi que les examens transrectaux brutaux.  
       



    Membrane recouvrant 2 kystes ovariens chez la vache 

    • Tumeurs 
    Des tumeurs des cellules de la granuleuse et de la thèque (thécome) ont été décrites chez la vache.  Dans le premier cas, elles sont le plus souvent bénignes et unilatérales.  Elles sont solides ou de type kystique. Elle s’accompagne parfois de nymphomanie (sécrétion d'E2) et d’une hyperplasie kystique de l’endomètre.




    Chez la jument, les ovaires, le vagin et la vulve présentent plus fréquemment des tumeurs que l'utérus et le cervix.
    Les tumeurs de l’ovaire représentent environ 5 % des tumeurs observées dans l'espèce équine. Elles concernent dans 48 % à 86 % des cas les cellules de la granulosa. D’autres tumeurs ovariennes ont également été identifiées: le tératome, l'adénome et le cystadénome, l'adénocarcinome et le cystadénocarcinome, le dysgerminome et le lymphosarcome. Certaines tumeurs ovariennes telles la tumeur de la granulosa et le dysgerminome s’accompagnent de modifications du cycle œstral (tumeurs fonctionnelles). D’autres au contraire n’en modifient pas systématiquement la régularité (tumeurs non fonctionnelles).

    L'anamnèse et l'examen externe de l'animal ne permettent que difficilement de poser le diagnostic de tumeur de la granulosa. Une encolure épaisse, l'élargissement du clitoris ou un développement anormal de la glande mammaire constituent des symptômes parfois présents mais non spécifiques de tumeur de la granulosa. De la cachexie et de l'anémie apparaissent parfois lorsque la tumeur est de grande taille. La tumeur de la granulosa est observée chez des animaux adultes âgés la plupart du temps de 5 à 16 ans. Elle a été observée occasionnellement chez une pouliche de quelques mois. En cas de dégénérescence tumorale, les cellules de la granulosa ou de la thèque interne sécrètent en proportion variable des oestrogènes et de la testostérone responsables de troubles du comportement tels que l'anoestrus, la nymphomanie, la manifestation d'un comportement mâle ou l'agressivité, symptômes fréquemment à l’origine de la consultation. Une diminution de la fertilité est observée. Occasionnellement, la tumeur de la granulosa est diagnostiquée chez des juments gestantes.

    L’examen clinique permet d’affiner le diagnostic. La tumeur de la granulosa a une taille souvent comprise entre 6 et 40 cm de diamètre. Son poids varie de quelques centaines de gramme à 6 kg. Un cas exceptionnel d’une tumeur pesant 59 kg a été rapporté. L'augmentation de poids de l'ovaire tumoral provoque son déplacement vers une position plus ventrale dans la cavité abdominale. Les tumeurs ovariennes de grandes dimensions peuvent engendrer des coliques sourdes, intermittentes ou aiguës, résultant de tractions exercées sur le mésovarium, ou d'une compression des organes avec lesquels elles sont en rapport. Ces symptômes peuvent être à l’origine de la cachexie ou de l’anémie parfois observées. L'augmentation de la vascularisation et la tension sur le pédicule ovarien peut provoquer une hémorragie fatale. La tumeur est habituellement sphérique, mobile et encapsulée. Sa paroi est lisse ou granuleuse, dure ou de consistance molle lors de persistance du développement folliculaire. L'absence d'identification de la fosse d'ovulation est un élément diagnostique d'une tumeur. L'ovaire tumoral est sensible au toucher. Souvent unilatérale, la tumeur de la granulosa s'accompagne ou non de l'inactivité de l'ovaire contralatéral. Cette inactivité est un critère diagnostique. Il faut y voir l’effet inhibiteur sur l'axe hypothalamo-hypophysaire exercé par l’inhibine et les stéroïdes ovariens sécrétés parfois abondamment par les cellules tumorales.

    La tumeur de la granulosa présente des caractéristiques échographiques variables. Le parenchyme ovarien est isoéchogène. Il peut présenter une ou plusieurs zones anéchogènes correspondent à des kystes, dont le diamètre est souvent compris entre 0,1 et 5 cm. Ils sont ronds ou irréguliers. Le tératome, l'adénome (cystadénome), l'adénocarcinome (cystadénocarcinome) et le dysgerminome peuvent présenter une image échographique similaire. L'activité multifolliculaire s’accompagne souvent d’un aspect polykystique, avec peu de stroma. Le follicule hémorragique et l'hématome évoluent avec le temps, donnant une image kystique, puis trabéculée, et enfin pleine. En conséquence, un diagnostic définitif ne peut être posé par l'examen échographique seul.

    Après incision, les tumeurs de la granulosa apparaissent fermes, de couleur blanc-jaune, voire brune. La surface de section est pleine ou kystique. Des zones hémorragiques sont parfois décrites. Le contenu des kystes est séreux à séro-sanguinolent, parfois hémorragique.

    Sur le plan hormonal, dans 50 à 90% des cas de tumeur de la granulosa s’accompagne d’une concentration sérique en testostérone élevée. Dans un tiers des cas, elle est supérieure à 100 pg/ml, et s’associe à du virilisme et à un comportement d'étalon. Toutefois, les concentrations sériques en testostérone et 17b-oestradiol n'augmentant pas systématiquement lors d'une tumeur de la granulosa, la valeur du diagnostic hormonal demeure relative.

    Chez la jument, à la différence des observations faites chez la femme, la tumeur de la granulosa est considérée comme bénigne. Un cas de métastase abdominale a néanmoins été renseigné. Les traitements hormonaux restant inopérants, l'ovariectomie hémilatérale est le traitement de choix. Une colpotomie ne peut être réalisée que si le diamètre de la tumeur est inférieur à 10 cm. Dans le cas contraire, l'hémorragie post-chirurgicale ou le prolapsus intestinal au travers du vagin sont à craindre en cas d’intervention. La laparotomie par le flanc n'est conseillée que lorsque l'ovaire a moins de 15 cm de diamètre afin d'éviter la déhiscence de plaie ou un excès d'inconfort. En cas de taille supérieure, l'approche chirurgicale se fera par la ligne blanche, sous anesthésie générale. Le volume et l'importante vascularisation de la tumeur sont des facteurs augmentant le risque opératoire. Une fois l'exérèse de la tumeur réalisée, 55 à 70 % des juments reviennent à une cyclicité et une fertilité normale 2 à 16 mois plus tard. Les anomalies de comportement régressent en quelques jours voire semaines après la chirurgie chez 75 % des juments. Deux heures après l’intervention chirurgicale, la concentration sérique en testostérone diminue de manière significative.


    Tumeur ovarienne (Hanzen, 2004).

    • Oophorite
    L’oophorite ou inflammation de l’ovaire est plutôt rare. Elle fait le plus souvent suite à une métrite. Plus rarement la contamination (A.pyogenes) est d’origine hématogène.
    ·    Hematome intraovarien et intraabdominal
    L’hématome intraovarien ou intrabdominal a été décrit chez la vache après une énucléation manuelle du corps jaune. Cette pathologie est devenue rare compte tenu du recours systématique aux prostaglandines. L’affection a également été décrite chez la jument.





    2.2. Affectant le vagin

    • Déchirure du périnée
    Des déchirures de 3ème degré peuvent survenir lors de vêlage dystocique ; les parois vaginale et rectale se rompent sur toute leur épaisseur ce qui entraîne une communication directe entre ces 2 cavités.
    Cette lésion est incurable ; l’air et les fèces sont alors continuellement aspirées à l’intérieur du vagin causant vaginites et métrites. L’état général n’est pas affecté ; la vache continue à cycler mais la conception n’a pas lieu à cause de la métrite. Le traitement est chirurgical ; la réparation fait appel à la technique de Götze ou de Aanes.  


    Déchirure de 3ème degré du périnée chez la vache (Hanzen, 2004).


    Déchirure de 3ème degré du périnée chez la vache (Hanzen, 2004).
    (Persistance d’une communication recto-vaginale après cicatrisation du périnée)

    ·    Prolapus vaginal
    Le prolapsus vaginal se rencontre le plus fréquemment chez la vache et la truie avant ou après l’accouchement. S’il n’est pas trop important, il peut se résoudre de lui-même après le vêlage. Certains cas doivent être réduits par vaginopexie ou la mise en place d’une suture de Bühner.

    • Kystes des conduits de Gartner
    Les kystes des conduits de Gartner (vestiges des conduits mésonéphrotiques) doivent être distingués des kystes des glandes de Bartholin (glandes vestibulaires). Les premiers sont localisés sur le plancher du vagin, les seconds dans le vestibule vulvaire.



    ·    Vaginisme
    Le vaginisme désigne un état morbide caractérisé par une hyperesthésie souvent douloureuse de la vulve et du vagin. Cette hyperesthésie entraîne une contracture réflexe et spasmodique du sphincter vulvaire gênant et empêchant la saillie. Elle résulte d’une pathologie vaginale ; peut-être. être parfois d’origine idiopathique.
    ·    Pneumo et urovagin
    Les déformations acquises de la vulve et du vagin résultent d’un relâchement des muscles et ligaments, la vulve et le vagin se trouvent inclinés vers la cavité pelvienne et prennent une position de plus en plus horizontale. Le manque de tonicité des lèvres vulvaires primaire ou secondaire à des lésions résultant d’un accouchement dystocique entraîne leur manque de coaptation et l’entrée d’air dans le vagin (pneumovagin). Cette caractéristique se rencontre plus fréquemment chez les vaches âgées. Le vagin se trouve distendu et prend de plus en plus une orientation oblique de l’arrière vers l’avant et plongeante dans la cavité abdominale. Il en résulte une augmentation du risque d’accumulation de l’urine dans la portion antérieure du vagin (urovagin). Un traumatisme de la région périnéale lors de l’accouchement constitue le facteur déterminant d’apparition d’un pneumovagin. L’âge moyen des vaches atteintes serait de 8 ans. On estime que 70 % des vaches atteintes d’urovagin présentent des lésions vulvaires. L’hyperoestrus ou la nymphomanie en sont des conditions prédisposantes. Des récoltes d’embryons successives peuvent favoriser l’apparition de la pathologie. Une revue de 967 cas de pneumovagin chez la jumentdémontre que les juments âgées de moins 5 ans sont moins souvent atteintes que celles âgées de 5 à 12 ans, celles-ci l'étant moins que celles âgées de plus de 13 ans.
    Le diagnostic peut être posé par palpation manuelle du tractus génital. Celui-ci se trouve déplacé vers le haut ou latéralement. Une pression exercée sur le plancher rectal entraîne l’expulsion de l’air qui s’accompagne d’un bruit caractéristique. Si la distension du vagin est importante, lors de la marche ou au trot, la jument fait entendre également un bruit caractéristique particulièrement manifeste si le déplacement est brusque et rapide. Chez la jument cette pathologie a été associée avec une réduction de la fertilité.
    Le pronostic est le plus souvent favorable. Il l’est moins en cas de fistule recto-vaginale ou d’urovagin.
    Le traitement sera d’ordre préventif ou curatif. Préventivement, il conviendra de faire l’accouchement secundum artem. La fermeture insuffisante des lèvres vulvaires est justiciable de l’opération de Caslick.  L’intervention consiste à enlever une bande de 1 à 1.5 cm de tissu muqueux sur la longueur de la partie entrouverte de la vulve sous anesthésie loco-régionale ou locale. Les deux lèvres seront ensuite suturées au moyen de points séparés ou d’un surjet. Si l’ouverture de la commissure supérieure est plus importante, on peut réaliser l’exérèse de deux triangles de muqueuse de part et d’autre de la commissure supérieure de la vulve. Ce triangle est délimité par deux incisions l’une partant du bord vulvaire à 4 ou 5 cm de la commissure supérieure et se prolongeant sur 7 à 8 cm vers le plafond vulvovaginal jusqu’au niveau de la jonction entre la cavité vulvaire et la cavité vaginale. L’autre part de ce point et rejoint la commissure supérieure en logeant le bord cutané de la vulve. Le plafond vaginal est reconstitué au moyen de deux sutures en surjet simple. L’une concerne le tissu sous-muqueux et l’autre la muqueuse préalablement séparée de la sous-muqueuse sur une profondeur de 1 cm. Chez la jument, l'intervention n'améliore pas la fertilité, la cause pouvant en être trouvée dans l'endométrite dont peut s'accompagner l'intervention Chez la vache, l’urovagin peut être traité chirugicalement en réalisant une extension du méat urinaire. Pour ce faire après anesthésie locorégionale ou locale du site opératoire, une incision en V (pointe vers l’avant) est pratiquée de part et d’autre du méat urinaire. Les bords de la plaie sont disséqués et une double suture des plans supérieur et inférieur réalisée au moyen d’un fil de synthèse résorbable.

    • Fibrose du vagin et de la vulve
    Peut se voir suite à une contusion ou à une infection pyogénique. Il y a étroitesse du canal vaginal et risque de dystocie d’où césarienne. 
    Une mauvaise cicatrisation suite à une contusion vulvaire peut provoquer la fermeture imparfaite du sphincter vulvaire ce qui entraîne une aspiration d’air. Les conséquences sont similaires à celles rencontrées lors de déchirure du périnée quoique moins sévères. Il y a absence de conception suite à la saillie mais pas à l’I.A. il y a risque de dystocies pour cause de fibrose vulvaire.

    • Tumeurs
    Les fibropapillomes du vagin et de la vulve sont généralement sans
    incidence sur la fertilité quoique pouvant entraîner une dystocie. Elles sont généralement pédonculées et peuvent être extraites chirurgicalement.

    2.3. Affectant l’utérus

    • Adhérences utérines
    Se produisent suite à la césarienne chez la vache ou suite à une rupture utérine. L’utérus adhère plus ou moins fortement à l’omentum, intestin ou paroi abdominale. De telles lésions peuvent survenir en même temps qu’une adhérence burso-ovarienne et causer un retard  d’involution utérine ou une métrite. Elles sont souvent cause de stérilité.
    ·    Polypes endométriaux
    L’utérus de la jument peut présenter des polypes endométriaux. Sessiles ou pédonculés, ces polypes sont recouverts de l’endomètre et renferme une tige de tissu de connexion ainsi que parfois des glandes endométriales. L’hyperplasie endométriale kystique peut être à l’origine de ces polypes par ailleurs également décrits chez la chienne et la chatte.
    ·    Tumeurs de l’utérus
    Les tumeurs de l’utérus sont assez rares chez les grands animaux. Chez la vache les lymphosarcomes sont les plus fréquents et occasionnellement on a diagnostiqué des leiomyomes (tumeur des fibres musculaires lisses). On a décrit des carcinomes du vestibule vulvaire.
    La gestation peut se produire dans l’utérus cancéreux ce qui peut, lors de fouille rectale être confondu avec un fœtus momifié.




     Abcès péri - utérins chez la vache 
    ·    Pneumomètre
    Le pneumomètre peut apparaître occasionnellement chez la jument. Des lacunes lymphatiques ont été décrites. Elles résultent d’une obstruction au drainage lymphatique et d’une distension des vaisseaux lymphatiques. Ces lacunes sont entourées de tissu endothélial et du liquide s’y accumule. Ces formations peuvent être responsables d’endométrites.
    ·    Kystes endométriaux
    Les kystes endométriaux apparaissent le plus souvent chez les juments âgées.

    2.4. Affectant les oviductes

    Plusieurs anomalies acquises des oviductes peuvent aussi entraîner de l’infertilité :
    ·         La pachysalpingite (salpingite chronique parenchymateuse = salpingite
    chronique hypertrophique = salpingite caractérisée par la prolifération considérable du tissu conjonctif et l’épaississement des parois de l’oviducte). Elle présente une apparence d’hydrosalpingite ou pyosalpingite mais au lieu d’un liquide, la lumière de l’oviducte est remplie d’une masse de tissu conjonctif.
    • Kystes multilobés muqueux : peuvent entraîner une distension et un
    élargissement des oviductes.





    2.5. Affectant le cervix
    ·     Cervical incompetence
    Le relâchement excessif du col chez la vache (cervical incompetence) peut se diagnostiquer par un examen manuel vaginal. Normalement, il n’est pas possible d’introduire un doigt dans le canal cervical. La mise en place d’un cathéter de Folley dans l’utérus et sa traction au travers du col sans que le ballonnet ne se dégonfle constitue une méthode alternative pour confirmer le diagnostic.

    • Fibrose cervicale
    Rare ; fait suite à des contusions lors de dystocies chez la vache.


    ANOMALIES D’ORIGINE ANATOMIQUE 1ère partie

    By: seven mounth On: 14:41
  • Share The Gag


  • ANOMALIES D’ORIGINE ANATOMIQUE 1ère partie



    peut-être. d’origine congénitale ou acquise. Cette dernière est beaucoup plus fréquente. Les malformations anatomiques affectent généralement des individus et non des groupes de vaches. Il est donc peu probable  qu’elles aient un effet réel sur la fécondité d’un troupeau.

    1. ANOMALIES CONGENITALES
    --
    1.1. Agénésie ovarienne (impuissance ; impossibilité d’engendrer).

    Quoique très rare, l’un ou les  2 ovaires peut-être. atteints. Le tractus génital est infantile et la cyclicité est inexistante.

    1.2. Hypoplasie ovarienne

    L’un ou les 2 ovaires sont petits et lisses (OPL) afonctionnels. Conditionnée par un gène autosomal récessif en association avec le ou les gênes responsables de la décoloration du pelage, une forme d’hypoplasie ovarienne a été décrite dans le bétail Highland (hautes terres) suédois. Cette anomalie affecte les ♀ et ♂ (13%). La principale anomalie se situe au niveau de l’épithélium germinatif, il n’y a pas de développement d’ovogonies ni de follicules primordiaux. 
    L’hypoplasie ovarienne est uni ou bilatérale (9% des cas), l’ovaire gauche étant inexplicablement plus fréquemment atteint que le droit. Quand les 2 ovaires sont atteints, le tractus génital est infantile et le cycle sexuel est absent. Les tétons sont petits et de consistance dure. Le bassin est étroit. La confirmation du diagnostic requerra deux examens à un mois d’intervalle. La réforme des individus atteints est conseillée.
    L’hypop. ovarienne doit ê différenciée de l’anoestrus vrai rencontré chez certaines génisses. Dans l’anoestrus vrai, les ovaires ne sont pas aussi petits, leur surface est lisse et non sous forme de petites masses fibreuses, leur forme est circulaire ou ovalaire plutôt qu’allongée sous forme de masses fibreuses. Le tractus génital tubulaire est plus développé.
    En cas d’anoestrus vrai, pour peu que les génisses soient en bon état physique, le cycle sexuel se manifestera lorsque les conditions d’environnement sont satisfaisantes. Des cas extrêmes d’hypoplasie gonadique se rencontrent chez le bovin free-martin.

    1.3. Anomalies affectant les trompes

    Les oviductes semblent être les plus fréquemment touchés par les défauts d’origine congénitale : l’aplasie unilatérale, la duplication des trompes, l’aplasie segmentaire, l’obstruction bilatérale de l’oviducte, l’hydrosalpinx…

    1.4. anomalies affectant l’utérus et le col
    • L’utérus didelphe
    La fusion incomplète de la portion postérieure des canaux de Müller peut entraîner l’apparition d’un double vagin, d’un double col chacun s’ouvrant séparément dans une corne utérine (utérus didelphys). Parfois, cette anomalie peut ne concerner que le col.
    La duplication partielle intéressant l’orifice cervical externe est plus courante. Elle serait d’origine héréditaire. Cette anomalie peut entraîner une dystocie et une mortinatalité. Parfois les membranes placentaires restent accrochées entre les 2 orifices.      


    Double col plus bride (Hanzen, 2004)
    ·    Utérus unicorne
    L’utérus unicorne a été décrit. Cette anomalie peut s’accompagner d’un état d’anoestrus si l’ovulation et le corps jaune ont lieu du côté ipsilatéral à la corne absente. Cette anomalie n’empêche pas la gestation. Une solution consiste à pratiquer l’ovariectomie unilatérale.


    (Hanzen, 2004).

    1.5. La maladie des génisses blanches

    Dénommée par les Anglo-saxons, White Heifer Disease (WHD). Des défauts de développement des canaux de Müller (paramesonephrotique) sont à l’origine de différentes anomalies de l’oviducte, l’utérus, le cervix et le vagin.
    Cette pathologie congénitale est liée à un gène autosome récessif dont l’action serait associée ou favorisée par la présence du facteur blanc Shorthorn.
    Les anomalies vaginales sont de loin les plus fréquentes. Le vagin peut être absent, raccourci ou interrompu. La jonction vulvo-vaginale est souvent interrompue par une cloison appelée hymen, non perforée ou percée d’un ou de deux orifices. Dans certains cas, cette interruption se limite à une ou deux brides.  La persistance de l’hymen peut conduire à l’accumulation des sécrétions utérines en arrière du col. Il s’ensuit une distension vaginale (mucocolpos) responsable d’efforts expulsifs et de fièvre, pouvant dans les cas les plus graves empêcher une miction ou une défécation normale.  Le liquide aseptique peut se contaminer lors de saillies malencontreuses. Ce type de lésion vaginale a également été décrit en de très rares occasions dans l’espèce équine.



    Mucopolpos (distension vaginale), in : Hanzen, 2004.

    Les anomalies utérines sont plus rares et consistent en une aplasie segmentaire localisée ou non, plus ou moins étendue et responsable dans certains cas d’une dilatation kystique de la corne utérine (hydromètre). Si le phénomène est unilatéral, la corne droite est plus souvent modifiée que la gauche. La corne saine peut être gestante. Le corps, col et vagin sont parfois totalement absents.  Parfois on peut découvrir dans la corne un histerolithe résultant de la dessiccation du mucus accumulé dans la corne.  L’aplasie segmentaire d’une corne a été décrite chez la jument. Le cas était associé à une tétralogie de Fallot.
    Le diagnostic d’aplasie segmentaire d’une corne utérine peut être posé par palpation ou plus spécifiquement par instillation de liquide (sérum physiologique) dans la corne pour confirmer l’absence de dilatation de cette corne.


    Bride (Hanzen, 2004).

    Les ovaires conservent leur fonctionnalité. L’ovaire ipsilatéral à la corne aplasique peut être porteur d’un corps jaune. Il en résulte un anoestrus permanent du fait de l’absence de sécrétions de prostaglandines ou en aplasie segmentaire. Etant donné l’absence d’anomalies ovariennes, les animaux atteints présentent le plus souvent des chaleurs normales ce qui permet de les différencier aisément des free-martin.



    1.6. Les pathologies de la différentiation sexuelle

    Certains animaux sont dits intersexués car ils présentent en même temps des caractéristiques mâle et femelle. De telles anomalies sont d’ordre génétique ou chromosomique ou imputable à une exposition hormonale anormale lors de la différenciation sexuelle. Le terme hermaphrodite est plus spécifiquement réservé aux animaux dotés des deux sexes anatomiques et fonctionnels.

    Un bref rappel physiologique s’impose. Le déterminisme du sexe est lié à la présence sur le chromosome Y d’un gène appelé SRY (Sex determining region of Y) ou encore TDF (Testis Determining Factor) et sur le bras court du chromosome X d’un gène appelé DSS (Dosage Sensitive Sex Reversal). Le premier est un gène de masculinisation : il induit une différenciation des ébauches génitales vers le type mâle. Le second est un gène de féminisation : il induit la différenciation des ébauches génitales vers un type femelle. Cette différenciation femelle implique l’absence du gène SRY mais surtout la présence du gène DSS. Il est important de préciser également que le gène SRY ne peut réprimer qu’un seul exemplaire du gène DSS. Dès lors si à la suite d’une aberration génique sur le chromosome, ce gène existe en deux exemplaires chez un individu de type XY, il peut en résulter une différenciation incomplète du type mâle et la présence d’anomalies histologiques au niveau des gonades, pouvant dès lors présenter du tissu testiculaire et/ou ovarien. Dans toutes les espèces de mammifères, le sexe mâle se différencie plus tôt que le sexe femelle. Chez le mâle, les conduits et glandes annexes proviennent des canaux de Wolff (canaux  mesonephrotiques) tandis que chez la femelle, l’oviducte, l’utérus et le vagin dérivent des canaux de Müller (conduits paramesonephrotiques). Les canaux de Wolff sont donc de simples vestiges chez la femelle (canaux de Gaertner au niveau du plancher vaginal). Dans l’un et l’autre sexe, le système génital externe provient du tubercule génital qui donnera le pénis chez le mâle et le clitoris chez la femelle et des bourrelets génitaux qui constitueront le fourreau et le scrotum chez le mâle et les lèvres vulvaires chez la femelle.

    Chez le fœtus mâle, le gène SRY induit la synthèse d’une protéine responsable de la différenciation de la gonade indifférenciée en testicule et du développement des cellules de Sertoli et de Leydig. Les premières synthétisent l’hormone MIS (Müllerian inhibiting substance) encore appelée AMH (Anti Mullerian Hormone). Les secondes synthétisent les androgènes responsables de la poursuite du développement des canaux de Wolff. Chez le foetus femelle, en l’absence du TDF on observe une différenciation de la gonade primitive en ovaire.  Etant donné, l’absence de sécrétion de MIS, on assiste au développement des canaux de Müller tandis que les canaux de Wolff régressent étant donné l’absence de testostérone (Cours Hanzen, OGA 2004).

    1.6.1. Intersexualité

    Les animaux intersexués sont classés en hermaphrodites vrais et en pseudo-hermaphrodites. Les premiers se caractérisent par la présence chez un même individu de gonades des deux sexes, isolées ou associées en une glande unique : l’ovotestis. Les seconds se caractérisent par la présence de gonades d’un sexe et de voies génitales ou d’organes génitaux des deux sexes ou du sexe opposé. On parle de pseudo-hermaphrodisme mâle quand les glandes sexuelles sont des testicules et de pseudo-hermaphrodisme femelle si les gonades sont des ovaires.
    L’hermaphrodisme vrai ambiglandulaire (alterne si testicule d’un coté et ovaire de l’autre, uni ou bilatéral selon que l’on a à la fois testicule et ovaire d’un seul ou des deux côtés) ne se rencontre pratiquement que chez le porc. Il serait imputable à un gène récessif. Le plus souvent les vrais hermaphrodites ont une apparence externe de type femelle.
    Le pseudo-hermaphrodisme masculin est le plus fréquent, surtout chez la chèvre (associé au caractère sans cornes) et le porc.  Il a été décrit chez le cheval. Les gonades sont des testicules tandis que les voies génitales internes et externes, le plus souvent hypoplasiques sont de type femelle. Parfois dans l’espèce bovine on peut observer une fermeture incomplète du canal de l’urètre au niveau périnéal ou scrotal (hypospadias). Il s’agirait d’une insuffisance de réponse de l’urètre à l’influence de la dihydrotestostérone.

    1.6.2. Free-martinisme

    90 à 95 % des veaux femelles co-jumelles d’un veau mâle présentent une masculinisation de leur tractus génital et sont stériles. Cette pathologie est pratiquement spécifique de l’espèce bovine. Son appellation dériverait du dialecte écossais. Le terme « free » signifie stérile et le terme « martin » se rapporte sans doute au fait que les animaux stériles étaient le plus souvent abattus à la fête de la Saint Martin (11 novembre).

    L’animal femelle concerné présente les caractéristiques suivantes : (1) Les gonades sont de volume réduit et ne présentent aucune structure ovarienne. La glande peut être une structure testiculaire mais la spermatogenèse en est absente. (2) Les structures provenant des canaux de Müller sont sous-développées et celles dérivant des canaux de Wolff sont anormales. (3) Les organes génitaux externes sont de type femelle mais le périnée est allongé, la vulve petite et garnie de poils à la commissure inférieure, le clitoris plus ou moins hypertrophié, saillant et renfermant parfois l’urètre. La glande mammaire est atrophiée. La conformation extérieure de l’animal rappelle celle du castrat (tête forte, cornes et encolure développée).
    Le diagnostic peut être posé au cours du 1er mois suivant la naissance au moyen d’un fin spéculum vaginal voire plus simplement avec un tube à prise de sang (Test tube). Chez le veau normal, âgé de 12 à 28 jours, le vagin a une longueur de 12 à 15 cm (5 à 6 pouces) alors que le vagin de la free-martin est borgne et que sa longueur est de 4 à 5 cm (2 à 3 pouces).
    L’apparition du free-martinisme résulte de la présence de la formation d’anastomoses vasculaires entre les placentas des deux foetus. Il en résulte des échanges cellulaires et hormonaux entre le foetus mâle et femelle. En effet il a été démontré que le free-martin présente deux populations cellulaires distinctes l’une de type XX et l’autre de type XY en provenance du cojumeau mâle. Cette présence serait davantage le témoin de l’anomalie que son facteur étiologique. En fait, il semble bien que le free-martinisme soit induit par le passage chez le foetus femelle du facteur MIS (régression des canaux de Muller pendant la phase d’inhibition qui débute vers le 50ème jour de gestation) et de la DHT (hormone responsable de la phase de masculinisation qui débute vers le 75ème jour de gestation).
    Le pourcentage de chimérisme (lymphocytes) chez les veaux mâles co-jumeaux de veaux femelles est compris entre 5 et 95 %. Ces animaux présentent une fréquence beaucoup plus élevée d’anomalies de la fonction testiculaire : réduction de la production spermatique, augmentation de la fréquence des formes anormales, réduction de la motilité et de la concentration.
    Malgré la présence d’anastomoses vasculaires entre les jumeaux et l’apparition d’un chimérisme (présence de populations cellulaires provenant de deux organismes différents), le free-martinisme n’a pas été décrit dans l’espèce équine. Certains cas ont été signalés dans les espèces ovine et caprine et suspectés dans l’espèce porcine.


                                                 Freemartinisme (Hanzen, 2004).



                                     Freemartinisme (Hanzen, 2004).

    1.6.3. Hybrides interspécifiques

    Le nombre de chromosomes est spécifique de l’espèce. Pour rappel, le nombre de chromosomes dans les espèces porcine, humaine, ovine, caprine et bovine, asine, équine est respectivement de 38, 46, 54, 60, 62 et 64. Le mulet a 63 chromosomes.
    Les animaux hybrides sont dits eugénésiques ou paragénésiques suivant que les deux sexes ou que l’un des deux est fécond. Ils sont dits agénésiques lorsqu’ils sont totalement stériles. Rappelons que les mulets et les bardots sont des hybrides de l’âne et du cheval, le mulet provenant du croisement d’une jument et d’un âne mâle (baudet) et le bardot d’un étalon et d’une ânesse. Les hybrides mâles sont stériles. Mulets et bardots sont stériles pour les mâles en principe. On a signalé des cas de mules qui se seraient reproduites avec succès avec des étalons.
    Le croisement d’un bélier avec une chèvre est possible mais le plus souvent la gestation s’interrompt au bout de 6 semaines sous l’action d’anticorps maternels. De même, le croisement du porc domestique et du sanglier donne naissance à des hybrides fertiles.
    Il faut également signaler dans l’espèce caprine une particularité anatomique donnant à penser à l’intersexualité. Il s’agit de la gynécomastie ou milking buck syndrome. Le bouc présente un développement excessif des bourgeons mammaires. Ces animaux sont fertiles et transmettent l’anomalie à leur descendance. L’affection a été décrite dans la race Nubienne.


                            Gynécomastie chez le bouc (Hanzen, 2004).

    1.7. Kystes paraovariens

    Divers kystes paraovariens d’origine congénitale, reliquats des conduits mésonéphrotiques ont été décrits chez la truie, la vache, la jument. Leur taille est comprise entre quelques millimètres à plusieurs centimètres. L’aplasie bilatérale de l’infundibulum (portion ovarienne de l’oviducte) a été décrite chez la vache. Il en résulte une accumulation de liquide dans la partie distale de l’oviducte et de l’imperméabilité tubaire.  De telles accumulations liquidiennes (hydrosalpinx) peuvent également s’observer après une inflammation (métrites) ou la formation d’adhérences autour de l’ovaire (césariennes).




    1.8. Atrésie vulvaire

    peut-être rencontrée chez les génisses de la race Holstein et Jersey. Elle est souvent cause de dystocies ce qui nécessite césarienne / épisiotomie pour libérer le veau. Une origine héréditaire n’est pas à écarter.