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mercredi 18 novembre 2015

Chirurgie des plaies

By: Dr Vétérinaire On: 06:06
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  • Plaies Accidentelles

    Traitement initial des plaies accidentelles

    Les vétérinaire spécialités des petits animaux observent un grand nombre de lésions traumatique et doivent en avoir une approche méthodique et énergique le présent article traite des soins des plaise accidentelles et de leurs complications.
    Les instructions données au téléphone doivent tendre à rassurer le propriétaire et à l’empêcher de nuire à l’animal avant son transport à la clinique .Le propriétaire peut remarquer les blessures ou les brûlures mais ne pas être conscient des troubles physiologiques plus dangereux pour la  vie que les lésions visibles.

    Il faut indiquer :
    1-    de ne rien administrer par la bouche à l’animal ;
    2-    de ne pas appliquer de garrot mais de comprimer directement la région qui saigne avec une compresse de gaze ou une serviette propre ;
    3-    de placer l’animal sur une planche ou autre support rigide pour son transport, si la description du traumatisme évoque la possibilité d’une lésion du rachis ;
    4-    de couvrir les plaies thoraciques pénétrantes avec une compresse de gaze vaselinée ;
    5-    de ne pas appliquer de pommades grasses sur les brûlures thermiques ou chimiques mais de las arroser d’eau froide et d’amener l’animal immédiatement.

    Le vétérinaire doit faire un examen général et administrer les soins d’urgence avant de traiter les blessures en particulier .Il faut assurer la liberté des voies respiratoires, réaliser l’hémostase et stabiliser l’appareil cardiovasculaire.

    1- Examen de la blessure
                Son examen et son traitement exigent que l’animal soit immobilisé et ne souffre pas. L’anesthésie générale ou une sédation avec ou sans anesthésie locale sont indiquées .si l’état du patient le permet.
    Il faut tondre la région entourant la plaie, en particulier en cas de morsure chez les chats, ou des perforations multiples sont facilement cachées .On applique une compresse humide sur la plaie elle-même pour éviter que des poils n’y tombent .Les poils agglomérés par sang peuvent avoir à être ramollis au moyen d’eau ou peignés avant la tonte. Il ne faut pas utiliser le rasoir ou les épilatoires à proximité des lèvres de la plaie, car l’irritation qu’ils provoquent peut favoriser l’infection.
    Après tonte , on prépare la peau entourant la plaie comme pour une opération aseptique en utilisant éventuellement une brosse en cas de présence de graisse ou de boue .Il peut être nécessaire d’éliminer les particules incrustées de terre , de verre ,etc…, au moyen de pinces stériles .

    2- Nettoyage de la plaie :
                L’irrigation avec une solution saline stérile élimine efficacement les matières étrangères et les bactéries .Elle se fait sous pression au moyen d’un flacon à 




    Figure 1 : lavage de la plaie au moyen d’un appareil fournissant un jet pulsatile 


    Perfusion porté en hauteur , d’une grosse seringue ou d’un matériel spécialement concu dans ce but, modification du Water Pick dentaire (Teledyne Aquatec, Fort Collins ,CO 80521).Le jet pulsatile  de ce dernier détache les débris , qui sont entrainés grâce au débit important .La pression à la  sortie de la canule atteignant 5km/cm² assure une pénétration excellente .Dans l’irrigation des plaies anfractueuses ,on peut se servir d’un doigt ganté pour sonder les parties cachées et assurer une exposition complète de la plaie, l’addition au liquide de lavage d’eau oxygénée , de nitrofurazone , de polyvidone iodée et d’antibiotiques  divers peut augmenter son efficacité (4).Cependant ,l’action mécanique de nettoyage non traumatisant de l’irrigation reste la plus importante .

    3- Parage de la plaie
                Il faut éliminer les tissus morts pour  éviter leur décomposition favorisant le développement des bactéries .On excise par des sections nettes au bistouri le muscle foncé et friable  et les fascias déchiquetés jusqu’en tissu viable  qui saigne (figure 2). Les sections doivent être franches et régulières et une  hémostase soigneuse doit être réalisée à mesure du parage.
    Le parage doit être modéré au niveau des éléments nerveux et vasculaires et éliminer  les parties déchirées en conservant un maximum de tissu viables pour faciliter l’anastomose .On peut rechercher un parage physiologique progressif par application d’un pansement imprégné d’une solution saline renouvelé tous les jours jusqu’à l’établissement d’un lit de bourgeons charnus.
    Il faut décider si on laisse en place ou non les fragments osseux pour qu’ils participent à la réparation d’une fracture .Les fragments volumineux n’ayant pas subi de déplacement important et irrigués par du périoste doivent être laissés en place . Il faut éliminer les petits fragments déplacés et les esquilles au  besoin par curetage.




    Figure 2 : section au bistouri du tissu déchiqueté


    4- Réparation des plaies accidentelles .
                Les laies peu importantes vieilles de moins de 6-8 heures sont fermées immédiatement après nettoyage et parage .On laisse ouvertes et on couvre d’un pansement stérile les plaies s’accompagnant de destructions tissulaires importantes ou de décollements. Infiltrées ou continuant à saigner .On peut parfois fermer partiellement la plaie pour la couvrir en laissant la partie déclive ouverte en vue du drainage. Si la plaie bourgeonne de façon satisfaisante dans les 4à7 jours, on la suture.
    Dans les blessures avec décollements étendus , le praticien peut les parer, les drainer et les suturer au maximum en une première intervention et renouveler celle-ci au fur et à mesure de leur bourgeonnement et de la réduction de leur taille .
    On utilise des mono filaments fins pour la ligature des vaisseaux, pour l’anastomose des vaisseaux et des nerfs et pour la suture étagée des plaies .Le catgut chromé et l’acide polyglycolique conviennent également bien pour les sutures aponévrotiques étagées. Le fil d’acier fin est excellent pour les sutures soumises à des tractions ou que l’animal risque d’attaquer. Il ne faut pas réparer immédiatement les morsures (ainsi que les phlegmons et abcès par morsure de chat) , les blessures par balle , les fractures ouvertes , les lésions perforantes de l’intestin et toutes les plaies souillées qui n’ont pas pu être complètement nettoyées.

    5) Drainage des plaies
                Des drains peuvent être nécessaire pour faciliter l’élimination des sécrétions .Les  drains peuvent être dangereux s’ils sont maintenus trop longtemps ou s’ils permettent la souillure de la cavité de la plaie.
    Les drains souples en caoutchouc s’adaptent bien aux besoins de la médecine vétérinaire .On utilise des drains de Penrose coupés à la longueur convenable, mis en place dans les anfractuosités de la plaie et suturés à la peau à distance de leur point de sortie pour éviter leur retrait par l’animal. Dans la mesure du possible, il faut couvrir le drain d’un pansement et d’un bandage pour éviter des souillures rétrogrades, la macération de la peau par les exsudats et le retrait par l’animal. Dans les blessures souillées étendues entourées d’une peau abondante, on peut suturer la peau au-dessus d’un drain dans leur partie supérieur, les partie déclives étant laissées ouvertes en vue du drainage .Les plaies doivent parfois être drainées à travers des « fenêtres » de plâtres ou d’attelles. On recommande parfois la gaze ou autre matériel de pansement comme drain mais ces substances sont inférieures au caoutchouc en raison de leur action de mèche pouvant s’exercer en direction de la plaie et du risque de persistance de fibres de coton jouant le rôle de corps étranger après le retrait du drain .
    La mise en place d’un drain n’exclut pas des irrigations journalières de la plaie .Si l’utilisation d’un drain est impossible chez un animal difficile, il faut la remplacer par des irrigations fréquence avec un soluté isotonique.

    6) Pansements et bandages.
            Ils ont pour but de protéger la blessure contre des traumatismes supplémentaires et de maintenir une. humidité suffisante de la plaie tout en absorbant les exsudats .Il ont aussi pour but d’assurer une immobilisation sans entraver la circulation et de couvrir temporairement les plaies en attendant une suture ultérieur .Les pansements de type robert Jones sont l’idéal pour de nombreuses blessures des membres .Les bandages compressifs de tout le corps sont utiles pour les blessures thoraciques étendues , tout comme les pansements en « pièce » collés au poils  au moyen de ruban adhésif  et d’éther le sont dans les blessures peu étendues du corps. Dans les blessures les membres s’accompagnent de fracture une immobilisation doit être assurée simultanément. Les fractures ouvertes de radius et du cubitus, du tibia et du péroné peuvent être traitées au moyen de fixateurs externes ou d’attelles de thomas permettant d’accéder à la plaie. Les fractures du métacarpe et du métatarse, du tarse et de la phalange se prêtent à l’application d’attelles d’aluminium ou de plastique. Les attelles de thomas et les plâtres ne conviennent pas dans un grand nombre de fractures des os longs, car ces broches peuvent être placées à distance du foyer de fracture ouverte (voir chapitre chirurgie des fractures)

    6) blessures particulières :
         Blessures par balle
               L’importance des lésions est directement proportionnelle à la force vive du projectile (mv²). En médecine vétérinaire la plus part des blessures par balle sont dues à des projectiles à vitesse faible, inférieure à 400 mètres/seconde. Des lésions plus au moins étendues entourent la plaie créée par la pénétration du projectile et l’orifice d’entrée ne fournit aucune indication de leur importance.
    Les blessures par balle sont souillées et très exposées à l’infection aérobie ou anaérobie. Toutes les blessures par balle doivent être explorées et il faut leur appliquer les principes généraux de parage, d’irrigation et de drainage. Les blessures par balle de l’abdomen exigent laparotomie exploratrice comportant une incision assez étendue pour permettre un abord de tout l’abdomen.
    Au niveau du thorax, la préoccupation première est le traitement du pneumothorax ou de l’hémothorax dus au projectile. La thoracentèse ou la pose d’un drain thoracique sont des mesures importantes. Une hémorragie persistante exige une thoracotomie exploratrice immédiate. Etant donnée la relative stérilité des oranges thoraciques par rapport aux viscères abdominaux, on dispose de davantage de temps, après avoir stabilisé l’état du patient, pour décider de la nécessité d’une exploration chirurgicale.
    On découvre souvent des plombs de chasse sur les radiographies des chiens de chasse. A courte distance les plombs provoquent des lésions massives avec pertes de substance étendues. Il faut leur appliquer les principes généraux de traitement d’urgence et couvrir les pertes de substance, à court terme, par pansement et suture partielle de la peau et, à long terme, par transposition de muscle et greffe de peau. Il faut éliminer tous les plombs accessibles mais ils sont souvent difficiles à réparer et on les laisse en place en l’absence de trouble.

    Morsures de chien
               La plaie cutanée peut ne pas refléter la gravité des lésions des tissus sous-jacents. Les morsures sont souillées par la flore buccale du mordeur, par les bactéries de la peau du mordu et, vraisemblablement aussi par des bactéries du sol et autres germes du milieu environnant. On trouve le plus souvent des coques et des anaérobies gram-positif dans ces blessures. La pénicilline est ainsi recommandée en premier choix pour compléter les soins de parage et de drainage.

    Blessures par pièges
                Les animaux dont un membre a été pris dans un piége souffrent souvent de fractures du métacarpe ou du métatarse. Si l’animal a été retenu longtemps, il existe des signes généraux d’intoxication. Après nettoyage et parage du membre, il faut envisager l’emploi du sérum antitétanique en plus des antibiotiques à forte dose. Les enveloppements humides sont utiles pour réduire le gonflement et faciliter l’élimination des tissus nécrosés. L’amputation doit être prise en considération en dernier recours.

    7- Infection des blessures
                Elle résulte de la « souillure » des tissus lésés, les facteurs influant sur l’infection d’une blessure souillée comprennent.
    1-    le temps écoulé depuis la contamination :
    2-    le nombre et la virulence des germes introduits ;
    3-    les défenses de l’organisme et les facteurs agissant sur celles-ci comme l’état d’hydratation, les infections préexistantes, le choc, le diabète et les troubles immunitaires.
    4-    la présence de corps étrangers, de caillots de sang, de tissus nécrosés, de liquides et l’existence d’espaces morts importants dans la plaie.
    L’infection peut être évitée dans la plupart des cas grâce à un traitement rapide par parage et irrigation. Un traitement antimicrobien ne suffit pas à lui seul pour empêcher une infection, si du sang, des tissus nécrosés et des débris persistent dans la plaie.

    dimanche 15 novembre 2015

    La chirurgie des hernies

    By: Dr Vétérinaire On: 10:07
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  • La chirurgie des hernies



     Introduction :
    La hernie est la protrusion d’un organe ou d’une portion d’organe au travers d’une ouverture anormale existant dans les tissus voisins. Le terme est couramment employé pour désigner le passage d’organes au travers de la paroi abdominale.
    Les hernies se classent selon leur type et leur emplacement. Selon le type on distingue :
    1) les hernies réductibles : le contenu herniaire peut être remis en place dans la cavité abdominale
    2) les hernies irréductibles : le contenu herniaire ne peut être remis en place qu’après intervention chirurgicale. L’irréductibilité est due a des adhérences qui ont été contractées avec les tissus voisins
    3) les hernies étranglées : le collet de la hernie est resserré au niveau de l’anneau herniaire ce qui entraine une stase sanguine avec ultérieurement apparition de gangrène de la partie intestinale herniée.  

    Matériaux employés pour la réparation des hernies :
    Tous les types de hernie, selon leur emplacement, leur taille et peut être leur ancienneté, conduisent a utiliser des matériaux de prothèse pour faciliter la fermeture et renforcer une paroi musculaire faible ou incomplète. De nombreux types de matériaux peuvent être employé pour fournir un appui solide : la peau, le fascia, les filets métalliques ou en plastiques (les plus employé dans la prothèse réparatrice des hernies chez les animaux)  sont au nombre d’entre eux.  

    La réparation des hernies :
    I) Hernies ombilicales
    Etiopathogénie :



    Les hernies ombilicales congénitales résultent d’un défaut de fermeture de l’anneau ombilical ou d’une anomalie du développement ou d’une hypoplasie du muscle droit de l’abdomen et de l’aponévrose des muscles obliques de l’abdomen .Dans les deux cas il existe un défaut des muscles et de l’aponévrose de l’abdomen à travers lequel le péritoine forme une poche .La hernie ombilicale acquise peut résulter d’une section du cordon ombilical trop prés de la paroi abdominale par la chienne ou par l’homme .Cette hernie peut entraîner une éviscération .
    La hernie ombilicale est une sortie du contenu abdominal à travers un ombilic resté ouvert .La hernie peut contenir de l’épiploon, ou n’importe quel organe abdominal. La paroi de la hernie comprend habituellement la peau, le tissu sous-cutané et le péritoine.
    La hernie ombilicale est plus facile à diagnostique les hernies des autres régions mais elle doit distinguée d’un abcès, d’un phlegmon ou d’une tumeur de la peau ou du derme. Une masse petite et ferme indique la présence d’épiploon, de ligament falciforme ou de graisse. Un masse plus volumineuse peut indique présence d’intestin grêle. En cas d’étranglement l’intestin peut être augmenté de volume et douloureux et être souvent irréductible.

    Traitement :
    L’opération est ma méthode de traitement le plus souvent utilisée mais une guérison spontanée peut se produire. Un orifice ombilical petit peut se réduire avec la croissance de l’animal et ne laisser qu’un petit default de la paroi abdominale. Un traitement chirurgical rapide est nécessaire en cas de hernie volumineuse, de hernie de l’intestin avec étranglement .D’hypoplasie ou de malformation de la paroi abdominale.
    L’incision cutanée est fonction de la taille de la hernie. Pour les petites hernies, on fait au dessus de la hernie ou de l’anneau une incision simple les dépassant légèrement vers l’avant et vers l’arrière. Quand la hernie est volumineuse et que la peau est en excès, on fait une incision en coté de melon quatre fois plus longue que large pour permettre une suture esthétique la peau (fig.1). 
      
    Figure 1 : A) en cas de hernie ombilicale volumineuse, on élimine par une incision elliptique la peau sus-jacente en excès en même temps que le sac herniaire. B) réparation de la paroi abdominale après élimination du sac herniaire

    Sur l’animal en décubitus dorsal, la hernie peut se réduire spontanément et le sac péritonéal rentrer et dissparaitre dans l’abdomen. Dans ce cas, on peut fermer l’anneau herniaire sans pénétrer dans la cavité péritonéale. Dans les hernies volumineuses le péritoine peut adhérer au tissu sous-cutané et à la peau ainsi qu’aux organes abdominaux, dont il faut le libérer. Dans ce cas on pratique une réduction « à découvert » en éliminant le péritoine formant le sac herniaire. On répare le défaut par des points séparés de ligature résorbable synthétique 2-0 ou 3-0 (fig. .2).
    Des sutures utilisant l’acier peuvent être nécessaires pour les hernies volumineuses chez les chiens de taille moyenne à géante. L’hypoplasie des muscles et de l’aponévrose peut exiger l’utilisation d’un treillis à titre d’implant servant de support et de charpente pour la cicatrisation (fig.3).

      
    Figure 3 : dans les hernies par hypoplasie congénitale l’implantation d’un treillis fournit un support et une charpente a la cicatrisation    

    La fermeture des anneaux herniaires volumineux peut tendre exagérément les fils de suture. On peut alors faire de chaque coté une incision de détente sur le fascia du muscle droit de l’abdomen (fig. 4) en évitant le muscle et le fascia profond pour prévenir une hernie iatrogène. On peut aussi mettre en place plusieurs grands points en U de détente à quelques centimètres sur les cotés de la suture de l’anneau.


      
    Figure 4 : des incisions de détente faites sur le fascia du muscle droit contribuent à réduire les tensions sur la suture dans la hernie ombilicale volumineuse 

    Soins postopératoires :
    Il est préférable de limiter l’activité de l’animal pendant une semaine ou plus après l’opération en fonction de l’importance de la hernie.

    II) HERNIE INGUINALE
    Etiologie :
    Chez le chien male cette hernie peut transformer en hernie inguinoscrotale. La plupart animaux atteints présentent probablement une prédisposition anatomique et peut être aussi une prédisposition héréditaire. Du point de vue anatomique, les hernies inguinales sont classées en hernies directes et hernies indirect. La hernie directe est un engagement indépendant du péritoine dans le canal inguinal ne concernant pas la tunique vaginale et elle est la forme la plus souvent observée chez les animaux domestiques.

    Anatomie :
    Des anomalies anatomiques de la région inguinale peuvent prédisposer à la hernie. Si la taille de l’anneau inguinal inferieur varie peu d’un animal à l’autre, ce de l’anneau inguinal supérieur peut varier en fonction de l’extension vers l’arrière du muscle oblique interne de l’abdomen.
    La cavité de la vaginale, c’est à dire l’espace entre sa paroi péritonéale et son contenu, communique avec la cavité abdominale par un orifice en forme de fente à l’origine de la  vaginale. Dans la hernie indirecte les viscères pénètrent dans la vaginale par cet orifice. Le ligament rond est probablement la cause de la pénétration d’une  corne utérine ou de l’utérus dans la tunique vaginale lors de hernie. La tunique vaginale forme sac herniaire et couvre les viscères en même temps que le ligament rond ou le cordon testiculaire. Un élargissement de l’orifice de la tunique vaginale est probablement un facteur important prédisposant à la hernie.

    Diagnostic
    La plupart des hernies inguinales apparaissent comme une augmentation de volume unilatérale, molle, pâteuse et non douloureuse.
    Le diagnostic est simple si la hernie est réductible et que l’anneau herniaire est palpable. Une élévation de l’arrière-train de l’animal en décubitus dorsal peut faciliter le diagnostic en diminuant la pression intra abdominale. Les hernies irréductibles peuvent être dues à un étranglement, à une rétention d’urine dans la vessie herniée ou au développement de fœtus dans l’utérus. Dans leur cas, le diagnostic peut être plus difficile et l’augmentation de volume doit être distingué d’une tumeur mammaire. Une augmentation de volume peut être due à des dépôts graisseux sur le ligament rond distendant la tunique vaginale en l’absence de hernie. La radiographie peut être utile en cas de difficulté. L’utérus gravide apparaît comme une densité liquidienne lobulée avec des squelettes de fœtus, si la gestation est assez avancée. Les radiographies avec préparation de l’appareil digestif et urinaire sont utiles dans certains cas.

    Traitement :
    Une incision abdominale médiane peut être utilisée dans tous les cas de hernie inguinale. Elle permet de voir les deux annaux inguinaux et de réparer les hernies bilatérales. Elle permet aussi d’étendre l’incision vers l’avant en cas de besoin sans attaquer la mamelle et ses vaisseaux.
    L’incision s’étend du bord du pubis vers l’avant, autant qu’il est nécessaire pour découvrir le sac herniaire (fig. 2a). On approfondit l’incision jusqu’à la gaine du muscle droit. On décolle  la mamelle et on la récline vers le dehors pour découvrir l’anneau inguinal et le sac herniaire. On sépare celui-ci du tissu sous-cutané par dissection mousse (fig. 2b). On ouvre le sac herniaire et on inspecte son contenu .On rompt les éventuelles adhérences des viscères avec le sac et on renvoi le contenu  dans l’abdomen (fig. 2c).
    Il est parfois nécessaire d’agrandir l’anneau herniaire vers l’avant pour faciliter la réduction. L’aspiration de l’urine facilite la réduction en cas de hernie de la vessie. En cas de hernie d’une ou des deux  cornes utérines, l’ovariohystérectomie est nécessaire ou souhaitable et l’incision peut avoir à être agrandie aussi loin vers l’avant e le dedans qu’il est nécessaire pour la réaliser
    Après remise en place des organes dans l’abdomen, on pare le sac herniaire en excès au niveau de l’anneau inguinal et on suture celui-ci par des points séparés simples d’acier 2-0 (fig. 2d). Au cours de cette suture, il faut veiller à préserver les vaisseaux et les nerfs honteux externes sortant en partie médiale et postérieure de l’anneau. On inspecte l’autre anneau inguinal, on ampute la tunique vaginale et on ferme l’anneau par une suture .On ramène la mamelle vers la ligne médiane et on applique un drain de penrose, on répare la peau de la façon habituelle. 


    Figure 2 : A) schéma de la tunique vaginale et de l’anneau inguinal. La ligne en tirets indique le tracé de l’incision en vue de la réparation de la hernie inguinale. B) région inguinale découverte montrant la tunique vaginale contenant les organes herniés. Noter les vaisseaux et le nerf honteux. C) la tunique vaginale à été libérée par dissection. D) suture de l’anneau inguinal 

    Soins post opératoires :
    On applique un pansement sur la partie postérieure de l’abdomen en laissant une ouverture pour le drain. Le pansement élimine les espaces morts et augmente le confort du patient .On retire le drain 3 à 5 jours après l’opération avant de renvoyer l’animal.
       
    III) HERNIE DISCALE LOMBAIRE
    La colonne vertébrale (ou rachis) est constituée de 24 os (vertèbres) empilés les uns sur les autres. Chaque vertèbre est trouée à l’arrière et l’ensemble de ces trous forme un canal (le canal rachidien).  
    Les fibres nerveuses qui transmettent les ordres de mouvement envoyés par le cerveau aux différentes parties du corps circulent dans ce canal. Dans le bas du dos, au niveau des vertèbres lombaires, une partie de ces fibres forme ce que l’on appelle la queue de cheval (fig. 1)
    Avec les années, le disque intervertébral situé entre deux vertèbres peut s’abîmer. S’il déborde dans le canal, il risque de comprimer un nerf à l’endroit où celui-ci sort de la colonne vertébrale (racine nerveuse) ou la queue de cheval. On parle de hernie discale lombaire. La compression d’un nerf provoque d’intenses douleurs dans le dos, mais aussi dans la jambe. 




    Figure 1 : physiopathologie de la hernie discale lombaire
    Si c’est le nerf crural qui est comprimé, les douleurs touchent l’avant de la jambe (cruralgie). Quelquefois, le nerf ne transmet plus correctement les informations et certaines zones du corps ne bouge plus correctement (paralysie).
    Si les nerfs de la queue de cheval sont touchés, cela peut provoquer des problèmes pour uriner, une impuissance... On appelle cette atteinte le syndrome de la queue de cheval. Il faut alors intervenir très rapidement.

    Le plus souvent, un traitement médical suffit à supprimer les crises de douleurs de la sciatique ou de la cruralgie. Si les douleurs persistent, ou s’il ya des signes d’insensibilité ou de paralysie de certaines zones du corps, une intervention chirurgicale est indiquée.

    Technique chirurgicale :
    Selon le cas et les habitudes du chirurgien, on peut opérer de deux façons :
    1) de manière classique, en ouvrant dans le dos sur quelques centimètres ;
    2) en introduisant de fins instruments et une petite caméra par quelques petites ouvertures et on opère alors en visualisant l’intérieur du corps sur un écran (technique endoscopique).
    L’intervention se fait sous anesthésie générale
    Le chirurgien met délicatement de côté la racine nerveuse pour la protéger. S’il blesse accidentellement un nerf ou la queue de cheval, cela peut provoquer des insensibilités ou une paralysie.
    Il enlève la hernie progressivement, en plusieurs petits morceaux. Si c’est nécessaire pour éviter que la hernie ne revienne rapidement (récidive précoce), le chirurgien retire d’autres morceaux du disque (fig. 2)


    Figure 2 : retrait de la hernie discale lombaire


    En opérant, le chirurgien risque de couper un vaisseau sanguin. Cela peut entraîner d’importants saignement (hémorragie), et exceptionnellement la mort. Le chirurgien peut également blesser l’enveloppe remplie de liquide qui se trouve entre la queue de cheval et l’os (la dure-mère) et de provoquer une fuite. Il doit alors la réparer.
    L’opération dure généralement entre 40 minutes et deux heures. 

    dimanche 8 février 2015

    Anesthésie des mamelles et du trayon PDF

    By: Dr Vétérinaire On: 06:11
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  • Anesthésie des mamelles et du trayon PDF

    mardi 13 janvier 2015

    Lexique des termes de la médecine vétérinaire

    By: Dr Vétérinaire On: 11:09
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  •  
    Abcès : amas de pus dans une cavité naturelle ou formée par le pus lui-même.
    Acarien : ordre d'arachnides comprenant de petits animaux (quelques millimètres au plus) dont certains sont parasites.
    Achalasie crico-pharyngienne : incapacité relative de l'animal d'avaler des aliments ou des liquides par insuffisance d'ouverture du sphincter formé, à l'origine de l'œsophage, par le muscle cricopharyngien.
    Acides gras insaturés : Acides gras contenant des doubles liaisons entre les atomes de carbone. La position de la double liaison carbone détermine l'appartenance à la famille : oméga 3 pour ceux où le premier double lien est au niveau du troisième atome de carbone et oméga 6 pour les acides gras où la première double liaison se trouve sur le sixième carbone.
    Acides gras oméga 3 : Acides gras à longues chaînes ayant des propriétés anti-inflammatoires.
    Acides gras oméga 6 : Acides gras insaturés d'origine végétale, agissant sur la qualité de la peau et du pelage.
    Acidose : état pathologique du sang présentant une réaction acide, caractéristique du diabète grave, d'une intoxication…
    Acromégalie : déséquilibre endocrinien de la chienne adulte dû à un excès d'hormone de croissance.
    Adénites : inflammation des nœuds lymphatiques.
    Adénome : tumeur bénigne d'une glande.
    Adipocyte : cellule du tissu graisseux stockant les graisses, cellule adipeuse.
    Agalactie : absence de sécrétion lactée après la mise bas chez une femelle à terme.
    Alcalose : état d'alcalinité (basique) excessive du sang.
    Allergène : substance susceptible de provoquer une allergie dans un organisme.
    Allèle : Une des différentes formes que peut prendre un même gène. Les allèles occupent la même position (locus) sur les chromosomes homologues.
    Allergie : état d'un individu qui, sensibilisé à une substance, y réagit ultérieurement d'une façon exagérée.
    Alopécie : perte de poils localisée, régionale, généralisée, bilatérale et symétrique ou non symétrique.
    Amygdalites : inflammation des organes lymphoïdes de l'oropharynx ou amygdales.
    Amyloïdose : affection dégénérative du rein.
    Anabolisme : ensemble des réactions de synthèse subies dans un organisme par les substances qui le constituent.
    Anaphylaxie : augmentation de la sensibilité de l'organisme à l'égard d'une substance déterminée par la pénétration préalable dans le corps d'une dose, même minime, de cette substance.
    Anémie : diminution du taux d'hémoglobine fonctionnelle circulante.
    Anévrisme : dilatation de forme et d'importance variables du cœur ou d'un gros vaisseau.
    Ankyloblépharon : persistance de fermeture des paupières 15 jours après la naissance.
    Anorexie : diminution importante ou perte complète de l'appétit.
    Anoure : sans queue.
    Anticorps : substance défensive développée par l'organisme à la suite de l'introduction dans celui-ci d'un antigène et concourrant au mécanisme de l'immunité.
    Antioxydant : Substance protégeant les cellules de l'organisme contre l'action néfastes des radicaux libres.
    Anurie : diminution importante ou arrêt de la diurèse. L'animal n'urine plus.
    Aplasie médullaire : absence de développement des cellules de la moelle osseuse.
    Aplomb : verticalité des membres qui assure le maintien du corps.
    Appétence : désir qui porte à désirer un aliment.
    Artérite : altération inflammatoire ou dégénérative des parois artérielles.
    Arthrite : inflammation d'une articulation.
    Arthrose : dégénérescence articulaire caractérisée par une destruction progressive du cartilage articulaire associée à la formation d'ostéophytes.
    Ascite : épanchement de liquide dans l'abdomen.
    Asthme : anomalie respiratoire brutale d'installation rapide et d'origine allergique due à un spasme des bronches.
    Ataxie : incoordination de mouvements volontaires et troubles de l'équilibre lors de la station debout ou au cours de la marche.
    Atélectasie : affaissement des alvéoles pulmonaires, consécutif à une obstruction ou à la compression du poumon.
    Atopie : prédisposition génétique à produire certains type d'anticorps intervenant dans des réactions allergiques.
    Auto-immune : qui fabrique des anti-corps contre lui-même, contre certains de ses propres tissus.
    Azoospermie :
    absence de formation de spermatozoïde.

    Babésiose : affection parasitaire des globules rouges du chien transmise par des tiques. Piroplasmose.
    Babine : synonyme de lèvre ; au sens restrictif, désigne la partie de la lèvre supérieure qui recouvre les bords latéraux de la lèvre inférieure.
    Balanite : inflammation du gland.
    Balano-posthite :
    inflammation du gland (balanite) et du fourreau (posthite).
    Bâtard : chien issu de 2 races différentes, ou dont le père est inconnu.
    Blépharites : inflammation des paupières.
    Bradycardie : diminution de la fréquence cardiaque, inférieure à 60 battements par minute dans les grandes races et 90 dans les petites races.
    Bronchiolite : inflammation des bronchioles intra-pulmonaires.
    Bronchite : inflammation des bronches.

    Cachexie :
    état de maigreur extrême.
    Calcémie : taux de calcium dans le sang.
    Calcul : concrétion qui se forme dans différents organes aux dépens des sels contenus dans les liquides de l'organisme.
    Callosité : plaque hyperkératosique, ronde ou ovalaire, se développant sur la peau au niveau des points d'appui.
    Carcinome : tumeur cancéreuse épithéliale ou glandulaire.
    Castration : ablation des glandes génitales (ovariectomie chez la femelle).
    Catabolisme : ensemble des réactions de dégradation subies dans un organisme par les substances qui le constituent.
    Cataracte : opacification du cristallin.
    Cellule germinale : Cellule (ovule ou spermatozoïde) des organes sexuels qui intervient lors de la fécondation.
    Cellulite : pyodermite profonde grave infiltrante.
    Césarienne : opération qui consiste à inciser l'utérus pour sortir les chiots ou les chatons.
    Chalazion : inflammation et enkystement de petites glandes (de Meibomius) de la paupière.
    Chanfrein : partie du museau qui s'étend du stop à la truffe.
    Chéilites : inflammation des lèvres.
    Chémosis : œdème de la conjonctive (de l'œil).
    Choc : insuffisance circulatoire entraînant une incapacité subite du flux sanguin artériel à assurer les besoins tissulaires en oxygène.
    Cholécystite : inflammation de la vésicule biliaire.
    Chondrodystrophie : anomalies de l'ossification conduisant à un raccourcissement des membres, souvent associé à une incurvation.
    Chorée : contractions musculaires involontaires.
    Chromosome : Un chromosome est une structure constituée d'ADN. Chacun des chromosomes a une forme différente. Nous en avons 23 paires dans le noyau de chacune de nos cellules, 22 sont communes aux deux sexes. Les deux chromosomes restants sont les chromosomes sexuels. Chez la femme, ils forment une paire. On les appelle les chromosomes X. Chez l'homme, ils sont différents, l'un est un chromosome X et l'autre, beaucoup plus court est appelé chromosome Y.
    Les chromosomes sont particulièrement visibles au moment de la division cellulaire et ils sont en nombre différent selon les espèces. Le nombre de chromosomes varie dans certains types de cellules malades, en particulier dans les cellules cancéreuses, où en général, il augmente.
    Chylothorax : présence de lymphe dans la cavité pulmonaire (pleurale).
    Circumanalomes : tumeurs des glandes du pourtour de l'anus.
    Cirrhose : sclérose diffuse et hyperplasie anarchique du foie.
    Clairance : vitesse d'élimination d'un médicament du plasma.
    Claudication : boiterie.
    Colique : vive douleur pouvant intéresser les intestins, les reins ou le foie.
    Colite : inflammation du colon.
    Collapsus : 1/ diminution rapide des forces et de la pression artérielle sans syncope 2/ aplatissement d'un organe.
    Coma : état caractérisé par la disparition prolongée plus ou moins complète des fonctions de la vie de relation jusqu'à disparition de la vigilance, tandis que les fonctions de la vie végétative persistent.
    Composition corporelle : Proportion de masse maigre et de masse grasse d'un individu.
    Conjonctivite : inflammation des conjonctives.
    Congénitale : qui est apporté en naissant.
    Congestion : afflux anormal de sang dans une partie du corps.
    Consanguinité : désigne une ascendance commune ; utilisée en élevage canin et félin pour fixer les qualités propres à certains géniteurs.
    Convulsions : contractions musculaires violentes et involontaires.
    Coprophagie : ingestion volontaire d'excréments solides.
    Corniaud : chien sans race et sans origine définie.
    Coryza : rhinite et sinusite.
    Croc : canine du chien.
    Croupe : part des hanches à la partie supérieure des cuisses et des fesses.
    Cyanose : coloration bleue de la peau et des muqueuses suite à une mauvaise oxygénation du sang.
    Cystite : inflammation de la vessie.
    Cystotomie : incision de la vessie.
    Cytologie : partie de la biologie qui étudie la cellule sous différents aspects : morphologiques, biochimiques…

    Décubitus : attitude du corps lorsqu'il repose sur un plan horizontal.
    Démodécie : dermatose parasitaire provoquée par un acarien "Demodex canis".
    Démodex : acarien parasite des follicules pileux, responsable de la démodécie.
    Dermatite : inflammation du derme.
    Dermatomycoses : dermatoses provoquées par des champignons : levures, teignes.
    Dermatophytes : genres de champignons responsables d'infection du tissu kératinisé (peau, ongles et poils).
    Dermatose : terme général désignant une affection cutanée.
    Dermite : inflammation du derme.
    Dermatite miliaire : affection de la peau faisant apparaître de nombreux petits boutons prenant l'aspect de grains de mil au toucher.
    Dermoïde cornéen : malformation congénitale caractérisée par la présence de tissu cutané sur la conjonctive et sur la cornée.
    Diabète insipide : augmentation importante et permanente de la quantité des urines et exagération de la soif dues soit à une insuffisance de sécrétion d'hormone antidiurétique soit à une insensibilité du néphron à l'hormone antidiurétique.
    Diabète rénal : affection caractérisée par un défaut de résorption du glucose par les reins entraînant la présence de sucre dans les urines alors que le taux de sucre dans le sang est normal.
    Diabète sucré : état d'hyperglycémie (excès de sucre) chronique dans le sang dû à une mauvaise utilisation du glucose par les cellules en raison d'un déficit total ou partiel en insuline.
    Dialyse : technique d'épuration extra-rénale utilisé lorsque les reins n'arrivent plus à filtrer le sang.
    Diarrhée : augmentation de la fréquence d'émission des selles et/ou de leur teneur en eau et/ou de leur volume.
    Dilatation-torsion de l'estomac : syndrome aigu, dû à l'accumulation excessive de gaz puis de liquides dans l'estomac suivi de torsion de l'organe.
    Distichiasis : présence anormale de poils sur le bord libre des paupières.
    Diurétiques : médicaments provoquant une augmentation du volume de l'urine excrétée.
    Dyslipidémies : élévations du taux de lipides circulant dans le sang.
    Dysplasie : (de la hanche) affection congénitale à composante héréditaire caractérisée par un développement anormal de l'articulation de la hanche entraînant une mauvaise coaptation de la tête fémorale dans la cavité articulaire.
    Dyspnée : difficulté à respirer.
    Dystocie : accouchement difficile par obstruction d'origine maternelle ou fœtale.

    Eclampsie : crise d'hypocalcémie survenant à la mise bas ou pendant l'allaitement.
    Ectoparasite : parasite externe (puce, tique, aoûtat, poux).
    Ectopie testiculaire : localisation anormale d'un ou des deux testicules qui deviennent incapables de former des spermatozoïdes et exposés à développer des tumeurs.
    Ectropion : Réversion de la paupière, qui se tourne vers l'extérieur.
    Embolie : oblitération d'un vaisseau sanguin par un caillot ou un corps étranger véhiculé par le sang jusqu'au lieu où le calibre est insuffisant pour permettre son passage.
    Emétique : qui provoque le vomissement.
    Emphysème pulmonaire : dilatation permanente des alvéoles pulmonaires avec destruction de leur paroi.
    Encéphale : ensemble des centres nerveux (cerveau, cervelet, bulbe rachidien) contenus dans la boîte crânienne.
    Encéphalite : affection caractérisée par des lésions multiples disséminées dans les différentes parties du système nerveux central.
    Encéphalo-myélite : atteinte inflammatoire non suppurée de l'encéphale et de la moelle épinière.
    Encéphalose hépatique : syndrome neurologique complexe d'origine métabolique survenant lorsque le foie n'arrive plus à détoxifier les différents éléments d'origine intestinale parmi lesquels l'ammoniaque, qui entraîne alors une perturbation du fonctionnement du système nerveux central.
    Encoprésie : défécations sur le lieu de couchage.
    Endémie : maladie installée de façon permanente dans une contrée déterminée.
    Endomètre : tissu qui tapisse la cavité utérine.
    Endoparasite : parasite interne (dans les intestins...).
    Entérite : affection inflammatoire de l'intestin entraînant des diarrhées.
    Entorse : affection articulaire provoquée par un mouvement excédent les limites physiologiques.
    Entropion : enroulement du bord libre de la paupière vers la cornée.
    Enurésie : incontinence nocturne.
    EPA-DHA : Acides gras insaturés de la famille des oméga 3 qui diminuent la réponse inflammatoire. Ils sont utilisés pour traiter les maladies inflammatoires chroniques.
    Epidémie : maladie qui atteint rapidement un grand nombre d'individus d'une même région.
    Epiderme : membrane formant la zone externe de la peau et dont la couche superficielle est cornée.
    Epididymite : inflammation d'une partie du testicule appelée l'épididyme.
    Epilepsie : affection caractérisée par des crises convulsives avec perte de connaissance et correspondant à la décharge fonctionnelle d'un groupe de cellules nerveuses du cerveau.
    Epiphora : écoulement de larmes sur le chanfrein.
    Epispadias : abouchement de l'urètre sur la face supérieure du pénis.
    Epistaxis : hémorragies nasales.
    Epithélium : Tissu de recouvrement de la surface et des cavités internes de l'organisme.
    Epulis : tumeur bénigne du rebord des gencives.
    Erythème : congestion cutanée.
    Erythrocyte : globule rouge.
    Eutocie : mise bas normale.
    Extrasystoles : contractions anticipées des oreillettes, des ventricules ou du coeur entier.

    Fécalome : accumulation localisée de matières fécales (selles) dans l'intestin.
    Fèces : excréments solides.
    Fibrome : tumeur bénigne constituée par du tissu fibreux.
    Fibrosarcome : tumeur mésenchymateuse agressive dans laquelle les fibroblastes prédominent.
    Fièvre : élévation anormale de la température du corps.
    Fistules : conduits pathologiques ouverts par un orifice cutané ou muqueux et donnant issue à une sécrétion le plus souvent purulente.
    Folliculite : inflammation des follicules pileux généralement d'origine infectieuse.
    Fouet : queue du chien.
    Furonculose : inflammation suppurée du derme suite à une rupture du sac folliculaire.

    Galactorhée : écoulement surabondant de lait pendant l'allaitement ou écoulement de lait en dehors de la lactation.
    Gales : dermatoses parasitaires contagieuses provoquées par des acariens du genre Sarcoptes ou Notoedres.
    Gamète : Cellule germinale (reproductrice), ovule ou spermatozoïde, qui lors de la fécondation, fusionne pour former le zygote (œuf).
    Gammaglobuline : protéine du sang qui se comporte comme le support matériel des anticorps.
    Garrot : partie du corps au-dessus des épaules, qui va du bord supérieur de l'encolure au dos.
    Gastrite : inflammation de la muqueuse de l'estomac responsable de vomissements.
    Gastro-entérite : affection de l'estomac et des intestins responsables de vomissements et de diarrhées.
    Gelure : action du froid sur une partie organique.
    Gène : Unité d'hérédité contrôlant un caractère particulier. Cet élément génétique correspondant à un segment d'ADN ou d'ARN (virus), situé à un endroit bien précis (locus) sur un chromosome. Chaque région de l'ADN qui produit une molécule d'ARN fonctionnelle est un gène.
    Le noyau de la cellule est « la bibliothèque » qui renferme tout le patrimoine héréditaire de l'individu. Le chromosome est « un livre » de cette bibliothèque et le gène « une page » de ce livre.
    Germinal : Qualifie les cellules souches (c'est-à-dire précurseurs) des gamètes, par opposition à somatique (toutes les autres cellules du corps). Une mutation germinale se produit au sein d'un gamète ; elle peut donc être transmise à la descendance de la personne, contrairement à une mutation somatique qui disparaît avec la cellule affectée.
    Gingivite : inflammation des gencives.
    Glaucome : durcissement du globe oculaire par augmentation de la pression interne, entraînant une diminution de la vision.
    Globule blanc : cellule du sang chargée de la défense de l'organisme.
    Globule rouge : cellule du sang chargée du transport de l'oxygène.
    Globuline : protéine du sang.
    Glomérulonéphrite : affection inflammatoire du rein.
    Glossite : inflammation de la langue.
    Glycosurie : élimination de sucre (glucose) dans les urines.
    Goitre : hypertrophie bénigne de la glande thyroïde.
    Gonade : Une gonade est une glande sexuelle : les deux ovaires chez la femme ou les deux testicules chez l'homme sont des gonades.
    Granulocyte : globule blanc polynucléaire.
    Granulome : petit tumeur de forme arrondie, quelle qu'en soit sa nature.
    Grenouillette : formation kystique sous la langue contenant un épanchement liquidien.
    Gynécomastie : développement exagéré des mamelles chez le mâle.

    Hémarthrose :
    épanchement de sang à l'intérieur d'une articulation (de la cavité synoviale).
    Hématie : globule rouge.
    Hématocrite : rapport des volumes des globules rouges et du plasma sanguin.
    Hématome : épanchement de sang dans une cavité naturelle ou sous la peau consécutif à une rupture des vaisseaux.
    Hématopoïèse : formation des globules rouges du sang, qui a lieu principalement dans la moelle rouge des os.
    Hématurie : présence de sang dans les urines.
    Hémoglobinurie : présence d'hémoglobine dans les urines.
    Hémolyse : destruction des globules rouges du sang par éclatement.
    Hémopéritoine : collection de sang dans la cavité péritonéale.
    Hémophilie : anomalie du sang caractérisée par un retard ou une absence de coagulation.
    Hémoptysie : crachement de sang.
    Hémorragie : écoulement de sang hors des vaisseaux sanguins.
    Hémostase : action qui a pour but de stopper une hémorragie.
    Héparine : substance anti-coagulante.
    Hépatite : inflammation du foie d'origine toxique ou infectieuse.
    Hermaphrodisme : présence d'organes sexuels mâles et femelles chez le même individu.
    Hernie : sortie d'un organe ou d'une partie d'organe hors de la cavité où il se trouve normalement par un orifice naturel ou accidentel de la paroi de cette cavité.
    Hernie étranglée : hernie qu'on ne peut pas faire rentrer par des moyens externes et qui expose à la gangrène de l'organe en cause.
    Histiocytome : petite tumeur cutanée arrondie, de nature conjonctive.
    Hormone : substance sécrétée par une glande et agissant sur des organes ou des tissus situés à distance, après avoir été transportée par le sang.
    Hydronéphrose : distension du calice et du bassinet par l'urine lorsque celle ci ne peut pas s'écouler normalement.
    Hygroma : inflammation des bourses séreuses, situées sur les proéminences osseuses des points de pression (coudes et genoux).
    Hypercalcémie : excès de calcium dans le sang.
    Hyperkaliémie : excès de potassium dans le sang.
    Hyperkératose : affection de la peau caractérisée par un épaississement considérable et pathologique de la couche cornée.
    Hypernatrémie : excès de sodium dans le sang.
    Hyperoestrie : augmentation de la fréquence des chaleurs et de la durée de l'oestrus.
    Hyperplasie glandulo-kystique de l'endomètre : épaississement de l'endomètre et formation de kystes des glandes utérines.
    Hypersplénisme : dérèglement du fonctionnement de la rate responsable de certaines maladies du sang.
    Hyperthermie : élévation de la température du corps au-dessus de la normale, fièvre.
    Hyperthyroïdie : syndrome dû à l'excès d'hormones thyroïdiennes circulantes dans le sang.
    Hypocalcémie : diminution du taux de calcium dans le sang.
    Hypoglycémie : diminution du taux de glucose (sucre) dans le sang.
    Hypokaliémie : diminution du taux de potassium dans le sang.
    Hypoplasie génitale : absence ou faible développement des différentes parties de l'appareil génital.
    Hypospadias : abouchement de l'urètre sur la face inférieure du pénis, à distance de l'extrémité du gland.
    Hypothermie : abaissement de la température du corps.
    Hypothyroïdie : syndrome dû à l'insuffisance d'élaboration ou de la sécrétion d'hormones thyroïdiennes.
    Hypoxie : diminution du taux d'oxygène dans le sang.
    Hystérectomie : ablation de l'utérus.




     





    Ichtyose : maladie congénitale du chien caractérisée par une hyperkératose totale ou partielle et un épaississement considérable des coussinets plantaires des membres antérieurs et postérieurs.
    Ictère : symptôme consistant en une coloration jaune de la peau et des muqueuses due à l'imprégnation des tissus par les pigments biliaires. Jaunisse.
    Iléus : obstruction de l'intestin.
    Impétigo : affection cutanée contagieuse, superficielle, due à la présence de streptocoques ou de staphylocoques.
    Incontinence urinaire : perte du contrôle volontaire des mictions, de façon intermittente ou permanente.
    Infantilisme génital : absence ou faible développement des différentes parties de l'appareil génital.
    Index glycémique : Glycémie post-prandiale (après le repas) de divers aliments. L'indice glycémique est un barème utilisé en nutrition humaine pour exprimer le taux de sucre dans le sang afin d'aider les patients diabétiques à équilibrer leur régime alimentaire.
    Intertrigos : dermatoses siégeant dans les plis de peau.
    Invagination : reploiement d'un organe creux sur lui-même, comme un doigt de gant retourné, (intestin).

    Jetage : rejet de sécrétions par les narines.

    Kaliémie : taux de potassium dans le sang.
    Kératine : scléroprotéine imperméable à l'eau, riche en souffre et substance fondamentale des ongles, des cornes, des sabots et des plumes. Protéine de la peau et des poils.
    Kératinisation : ensemble des processus qui aboutissent à la formation de la couche cornée de l'épiderme.
    Kératite : inflammation de la cornée.
    Kératose : affection de la peau caractérisée par un épaississement de la couche cornée.
    Kérion : lésion de teigne inflammatoire et suppurée.

    Laryngite : inflammation du larynx.
    Laryngospasme : obstruction suraigüe de la glotte d'origine mécanique.
    Laxatif : substance favorisant l'évacuation intestinale.
    Leucocyte : globule blanc du sang et de la lymphe assurant la défense contre les infections.
    Leucocytose : augmentation anormale du nombre de globules blancs.
    Leucorrhée : écoulement blanchâtre provenant des voies génitales de la femelle.
    Leucose : prolifération anormale des leucocytes.
    Lice : chienne utilisée pour la reproduction.
    Ligaments croisés : Bandes de tissus conjonctif fibreux qui servent à unir le fémur au tibia et qui empêchent le glissement de ces deux os l'un sur l'autre (mouvement de tiroir).
    Lipolyse : destruction des graisses dans l'organisme.
    Lipome : tumeur bénigne provenant d'une hypertrophie locale du tissu graisseux.
    Lithiase : formation de calculs dans les canaux excréteurs des glandes (voies biliaires, urinaires…).
    Locus : Emplacement précis d'un gène sur un chromosome.
    Lupus : maladie auto-immune se traduisant par une inflammation à évolution prolongée de la peau et/ou de nombreux organes (reins, articulations…).
    Lutéine : Antioxydant naturel, agit en synergie avec d'autres nutriments comme la vitamine C et E ou la taurine pour lutter contre les lésions oxydatives.
    Luxation : déplacement des extrémités articulaires des os conduisant une modification permanente de leur rapport.
    Lymphangites : maladies inflammatoires des vaisseaux lymphatiques périphériques, secondaires à des infections locales ou à des tumeurs.
    Lymphocyte : petit leucocyte dont le noyau occupe presque tout le volume de la cellule.
    Lymphoedème : œdème lié à une destruction des voies lymphatiques, soit primaire par anomalie du développement, soit secondaire à une occlusion ou une destruction des canaux lymphatiques.
    Lymphosarcome : tumeur maligne développée à partir d'un des éléments du système lymphoïde.
    L-carnitine : Molécule qui permet le transport des acides gras vers l'intérieur des mitochondries.

    Mallassezia : levure parasite de la peau.
    Mammite : infection de la mamelle.
    Mastose : fibro-adénome mammaire avec formation de kystes parfois volumineux.
    Médiastin : espace compris entre les deux poumons ; le médiastin antérieur contient le cœur et le thymus, le médiastin postérieur renferme l'œsophage, l'aorte et le canal thoracique.
    Médiastinite : inflammation du médiastin.
    Mégacôlon : dilatation importante du gros intestin avec absence de péristaltisme et rétention de selles (fécalome).
    Mégaoesophage : dilatation permanente de tout l'œsophage en relation avec une diminution de sa motilité.
    Mélanine : pigment brun, insoluble, qui donne la coloration à la peau.
    Mélanomes : tumeurs formées par les cellules produisant de la mélanine.
    Méninges : membranes enveloppant le cerveau et la moelle épinière : dure-mère - arachnoïde - pie-mère.
    Méningite : maladie microbienne provoquant l'inflammation des méninges.
    Méningocèle : hernie des enveloppes méningées à travers un orifice pathologique du canal rachidien.
    Métabolisme : ensemble des transformations subies dans un organisme par les substances qui le constituent.
    Métaplasie : phénomène aboutissant au développement d'un tissu normal en lui-même mais anormal dans sa localisation.
    Métastase : apparition en un point de l'organisme d'un phénomène pathologique identique à un phénomène morbide déjà présent ailleurs, la localisation secondaire se présentant comme une greffe de la première.
    Métrite : infection de l'utérus.
    Métrorragie : écoulement hémorragique d'origine utérine.
    Mise bas : accouchement chez les animaux (mettre bas).
    Mitochondrie : Eléments du cytoplasme cellulaire responsables de la production d'énergie et de la synthèse de certaines protéines. Les mitochondries transforment les acides gras en énergie.
    Monocyte : leucocyte mononucléé, la plus grande des cellules circulantes.
    Monocytose : élévation du nombre de monocytes dans le sang.
    Monorchidie : présence d'un seul testicule en place (voir Ectopie testiculaire).
    Mucocèle : accumulation de salive généralement dans la glande sublinguale.
    Mucomètre : accumulation de sécrétions muqueuse dans l'utérus liée à une hyperplasie glandulo-kystique de l'endomètre.
    Muguet : maladie des muqueuses due à un champignon.
    Mutation : Altération du matériel génétique (ADN ou ARN) d'une cellule ou d'un virus qui entraîne une modification durable de certains caractères du fait de la transmission héréditaire de ce matériel génétique de génération en génération.
    Modification anormale de l'ADN d'un gène, soit spontanément lors de la division cellulaire, soit sous l'influence d'agents extérieurs appelés mutagènes. Ce gène ainsi modifié est transmis aux cellules filles. Certaines mutations n'ont aucune conséquence sur la cellule.
    Myasthénie : affection locomotrice caractérisée par une faiblesse et une fatigabilité musculaire d'apparition rapide au cours de l'effort.
    Myiase : trouble provoqué par l'attaque d'une larve d'insecte diptère (mouche).
    Mycétomes : pseudo-tumeurs inflammatoires sous-cutanées provoquées par des champignons parasites.
    Mycose : affection provoquée par des champignons parasites.
    Mydriase : dilatation anormale et persistante de la pupille.
    Myélome : prolifération tumorale de la moelle osseuse.
    Myélopathie : nom générique donné aux affections de la moelle osseuse.
    Myocarde : muscle du cœur.
    Myocardite : inflammation du myocarde.
    Myoclonie : contraction musculaire anormale, brusque et involontaire.
    Myopathie : affection primitive des muscles conduisant généralement à leur atrophie.
    Myosis : rétrécissement de la pupille.
    Myosite :
    inflammation du tissu musculaire.
    Myotonie : affection musculaire caractérisée par une lenteur exagérée de la décontraction musculaire.

    Narcolepsie : crises de sommeil récidivantes avec chute sur le sol par perte du tonus musculaire, survenant de façon spontanée ou déclenchée par différents stimuli.
    Natrémie : taux de sodium dans le sang.
    Nécrose : transformation d'ordre physico-chimique que subit la matière vivante et qui aboutit à sa mort.
    Néoplasie : formation d'un tissu nouveau, qu'il s'agisse soit de réparation d'une perte de substance, soit d'une tumeur bénigne ou maligne.
    Néphrite : maladie inflammatoire du rein.
    Neurodermatoses : dermatoses causées par des traumatismes auto-infligés, témoins de comportements compulsifs (actes que le sujet se sent contraint d'accomplir sous l'effet d'une force interne sous peine d'angoisse), répétés induits par une anxiété plus ou moins permanente.
    Neutropénie : diminution du nombre de leucocytes polynucléaires neutrophiles, au-dessous de la normale.
    Névrite optique : lésion inflammatoire du nerf optique.
    Nymphomanie : exacerbation des besoins sexuels de la femelle et du comportement oestral d'origine nerveuse.

    Obésité : excès pondéral se traduisant par une surcharge hydrique et lipidique des tissus sous-cutanés, des espaces entourant les viscères et du conjonctif en général.
    Œdème : gonflement pathologique du tissu sous-cutané ou d'autres organes par infiltration de liquide séreux.
    Œdème aigu du poumon : envahissement du tissu interstitiel pulmonaire puis des alvéoles pulmonaires par du sérum sanguin extravasé.
    Œdème de Quincke : formation d'un placard œdémateux géant touchant les lèvres, le chanfrein et la tête, dont le mécanisme est celui de l'urticaire.
    Oesophagite : inflammation de l'œsophage généralement secondaire à l'ingestion de produits caustiques, d'éléments vulnérants ou bien trop chauds.
    Oestrogènes : groupe d'hormones femelles qui provoquent l'oestrus.
    Oestrus : ensemble des phénomènes physiologiques et fonctionnels qui accompagnent les chaleurs des femelles.
    Ombilic : orifice de l'abdomen qui, chez le fœtus, laisse passer les vaisseaux nourriciers reliés au placenta. Nombril.
    Onyxis : inflammation d'un ongle due à une infection ou à une mycose.
    Orchite : inflammation du testicule.
    Orgelet : affection suppurative des paupières.
    Os pénien : os contenu à l'intérieur du pénis du chien.
    Ostéite : inflammation du tissu osseux.
    Ostéochondrose : trouble de la croissance localisé dans les cartilages articulaires qui se nécrosent partiellement et se libèrent dans l'articulation.
    Ostéodystrophie hypertrophique : ostéopathie caractérisée par d'importants remaniements d'une partie des os longs, aboutissant à une production osseuse excessive.
    Ostéofibrose : dystrophie osseuse caractérisée par une ostéolyse compensée par une métaplasie fibreuse du tissu médullaire de l'os.
    Ostéolyse : destruction pathologique du tissu osseux.
    Ostéomyélite : inflammation de la moelle osseuse et de l'os adjacent due à une infection bactérienne.
    Ostéopathie : maladie des os en général.
    Ostéoporose : raréfaction du tissu osseux sans décalcification, ostéopénie due à un déficit d'édification osseuse.
    Otacariose : otite externe du à un parasite (Otodectes cynotis).
    Othématome : hématome de l'oreille.
    Otite : inflammation de l'oreille.
    Ovaires : glandes génitales des femelles.
    Ovariectomie : ablation des ovaires - objectif : stériliser l'animal.
    Ovario-hystérectomie : ablation simultanée des ovaires et de l'utérus.

    Pachyméningite ossifiante : métaplasie osseuse de la dure-mère (membrane fibreuse la plus externe et la plus résistante des trois méninges) fréquente chez le chien âgé de grande race.
    Panarthrite engainante : affection se traduisant par un épaississement des tissus osseux de l'articulation des membres.
    Pancréatite : inflammation du pancréas.
    Panniculites : dermatoses rares se traduisant par l'inflammation du tissu adipeux sous-cutané.
    Panophtalmie : destruction de toutes les structures oculaires suite à un traumatisme.
    Papillomatose : affection virale des muqueuses buccales.
    Paraphimosis : impossibilité pour le pénis en érection de se rétracter et de retrouver sa place dans la cavité préputiale.
    Parésie : paralysie incomplète qui consiste en une diminution de la force musculaire.
    Parodonte : ensemble des tissus de soutien de la dent qui la retiennent à l'os (fibro-muqueuse gingivale, ligament alvéolo-dentaire, cément, os alvéolaire).
    Parodontite : inflammation aiguë du parodonte.
    Parodontose : maladie ou processus intéressant le parodonte qui aboutit à l'ébranlement et à la chute de la dent.
    Pemphigus : maladie de la peau auto-immune se manifestant par de grosses bulles liquides décollant l'épiderme.
    Périonyxis : inflammation des replis qui entourent l'ongle.
    Péristaltisme : activité de contractions annulaires qui se propagent le long du tube digestif.
    Péritoine : membrane séreuse qui tapisse la cavité de l'abdomen et les organes qui y sont contenus.
    Péritonite : inflammation du péritoine.
    Phaéohyphomycoses : groupe de mycoses sous-cutanées rares évoluant sous une forme granulomateuse chronique.
    Pharyngostomie : technique de soutien nutritionnel prolongé en phase critique, consistant en la pose d'une sonde à demeure à la faveur d'une incision dans la paroi du pharynx.
    Phéromone : Sécrétion produite par un individu et perçue par un autre individu de la même espèce chez qui elle provoque une réaction spécifique.
    Phimosis : absence ou insuffisance d'ouverture du fourreau empêchant le pénis de s'extérioriser.
    Phlébite : inflammation d'une veine pouvant provoquer la formation d'un caillot exposant aux risques d'embolie pulmonaire et à des séquelles d'œdème chronique.
    Phlegmon :
    inflammation infectieuse mal délimitée du tissu cellulaire ou conjonctif.
    Phtiriose : infestation du chien par des poux.
    Pica : perversion du goût, qui consiste à rechercher des substances non comestibles (terre, bois…).
    Piroplasmose : affection parasitaire des globules rouges du chien transmise par des tiques.
    Plaquettes : cellules intervenant dans la coagulation du sang.
    Plasma : liquide clair où baignent les globules rouges (plasma sanguin) et de la lymphe (plasma interstitiel).
    Pleurésie : inflammation de la plèvre se manifestant par un épanchement de liquide qui refoule le poumon et gène la respiration.
    Pneumomédiastin : présence anormale d'air dans le médiastin.
    Pneumonie : inflammation des poumons.
    Pneumopéritoine : collection d'air ou de gaz dans la cavité péritonéale.
    Pneumothorax : collection d'air dans la cavité pleurale.
    Pollakiurie : trouble de l'évacuation vésicale se traduisant par des mictions fréquentes et peu abondantes.
    Polyarthrites : inflammations d'origine immunologique de plusieurs articulations.
    Polyglobulie : augmentation du nombre des globules rouges.
    Polymyosite : inflammation de plusieurs groupes musculaires.
    Polype : tumeur molle, charnue et fibreuse, généralement pédiculée et piriforme, qui se développe dans les cavités revêtues d'une membrane muqueuse.
    Polyphagie : syndrome caractérisé par une consommation alimentaire excessive.
    Polyuro-polydipsie : syndrome au cours duquel l'animal boit et urine beaucoup plus qu'à la normale.
    Posologie : doses auxquelles on emploie un médicament.
    Posthite : inflammation du fourreau.
    Potomanie : habitude consistant à boire surabondamment.
    Priapisme : état pathologique caractérisé par une érection permanente en l'absence d'excitation sexuelle.
    Progestérone : hormone, sécrétée par le corps jaune de l'ovaire, ayant la propriété de transformer la muqueuse utérine pour favoriser la nidation de l'œuf fécondé. Empêche l'ovulation.
    Prognathe : qui a les os maxillaires (mâchoires inférieures) proéminents.
    Prolapsus : chute ou sortie anormale d'un organe ou d'une partie d'organe par suite du relâchement de ses moyens de fixité.
    Prostatite : inflammation généralement suppurée de la prostate.
    Protéinurie : présence de protéines plasmatiques dans les urines.
    Prurigineux : qui démange.
    Prurit : vive démangeaison.
    Pseudo-gestation : trouble du comportement entre 2 chaleurs chez la femelle.
    Psychodermatoses : dermatoses causées par des traumatismes auto-infligés, témoins de comportements compulsifs (actes que le sujet se sent contraint d'accomplir sous l'effet d'une force interne sous peine d'angoisse), répétés induits par une anxiété plus ou moins permanente.
    Psychotrope : se dit d'une substance médicamenteuse agissant sur le psychisme, soit en le stimulant (psychotonique), soit en le calmant (psycholeptique).
    Ptôse : descente ou chute d'organes due au relâchement des muscles ou des ligaments.
    Ptyalisme : salivation, pathologique, exagérée.
    Pulpite : inflammation de la pulpe dentaire.
    Purgatif : substance favorisant l'évacuation intestinale.
    Purpura : éruption de tâches rougeâtres sur la peau suite à la rupture de capillaires provoquant de petites hémorragies dans l'épaisseur du derme.
    Pyélonéphrite : infection du rein et du bassinet.
    Pyodermite : inflammation aiguë de la peau avec formation de pus.
    Pyomètre : accumulation de pus dans l'utérus.
    Pyorrhée : écoulement de pus.
    Pyurie : présence de pus dans l'urine.

    Rachitisme : maladie du squelette se manifestant pendant la croissance par des déformations du rachis et des membres, et due à un trouble du métabolisme phosphocalcique.
    Radicaux libres : Molécules responsables des phénomènes d'oxydation.
    Rectite : inflammation du rectum.
    Réticulocyte : globule rouge immature.
    Rhabdomyolyse : affection consécutive à un effort violent, associant une lyse musculaire et un état d'acidose plus ou moins prononcé.
    Rhinite : inflammation de la muqueuse nasale.

    Saillie : accouplement.
    Sarcome : tumeur cancéreuse des tissus conjonctifs.
    Sarcome de sticker : tumeur vénérienne.
    Satyriasis : exagération du désir sexuel chez le chien mâle s'accompagnant parfois d'agressivité.
    Séborrhée : affection cutanée caractérisée par une production anormalement élevée de sébum par les glandes sébacées des follicules pileux, associée à un squamosis résultant d'une accélération du renouvellement des kératinocytes (cellules qui produisent la kératine) dans l'épiderme.
    Sébum : Sécrétion des glandes sébacées (huileuses).
    Septicémie : maladie causée par la pullulation de microbes infectieux dans le sang.
    Sertolinome : tumeur des cellules de Sertoli contenues dans les testicules et s'accompagnant notamment de gynécomastie.
    Sérum : partie liquide qui se sépare du sang après coagulation, de même composition que le plasma mais sans fibrinogène.
    Sevrage : arrêt de l'allaitement et passage à une alimentation plus solide.
    Shunt : dérivation du courant sanguin, pathologique ou opératoire.
    Sialadénite : inflammation d'une glande salivaire.
    Sialagogues : substances qui augmentent la sécrétion de salive.
    Sialorrhée : écoulement de salive aux commissures des lèvres.
    Sinusite : inflammation des sinus.
    Soies : désigne principalement les poils longs et rudes.
    Sole : coussinet plantaire.
    Somatique : Qui concerne le corps, par opposition à psychique ; Qualifie toutes les cellules du corps sauf les cellules germinales ou gamètes. Une mutation somatique, qui affecte un gène d'une cellule somatique disparaît avec l'individu porteur ; une mutation germinale peut être transmise à sa descendance.
    Spéculum : instrument servant à élargir certaines cavités du corps pour en faciliter l'examen.
    Spina-bifida : malformation congénitale du dos, consistant en une hernie, sous la peau, d'une partie du contenu du canal rachidien.
    Splénectomie : ablation de la rate.
    Splénomégalie : hypertrophie de la rate.
    Spondylite : inflammation généralement d'origine infectieuse du corps vertébral.
    Spondylodiscite : infection du disque intervertébral et des vertèbres situées de part et d'autre.
    Spondylolisthésis : instabilité des articulations cervicales caudales à l'origine d'une compression de la moelle épinière.
    Sporotrichose : mycose rare provoquée par une moisissure parasite (Sporotriche).
    Squame : lamelle épidermique qui se détache de la peau.
    Squamosis : phénomène où des lamelles épidermiques se détachent de la peau.
    Sténose : rétrécissement d'un conduit ou d'un organe naturel.
    Stomatite : inflammation de la muqueuse buccale.
    Stop : cassure du nez qui peut être à angle droit (Pointer), à peine visible (Airedale) ou profonde et courte (Bouledogue français).
    Strabisme : convergence ou divergence des axes oculaires.
    Strongylose : maladie résultant de la présence de strongles, vers nématodes parasites.
    Surdité :
    diminution unilatérale ou bilatérale de l'ouïe.
    Symblépharon : adhérence des paupières au globe oculaire, congénitale ou due à une cicatrice.
    Syncope : perte de connaissance brève, complète, avec chute, liée à une hypoxie cérébrale.
    Syringomyélie : maladie du système nerveux dans laquelle la destruction de la substance grise de la moelle épinière entraîne la perte de la sensibilité.

    Tachycardie :
    élévation de la fréquence cardiaque.
    Tartre : sédiment jaunâtre qui se dépose autour des dents.
    Taurine : Acide aminé soufré indispensable au bon fonctionnement du coeur et de l'oeil. C'est également un antioxydant.
    Teignes : mycoses cutanées.
    Tendinite : inflammation des tendons.
    Téniasis : ensemble des troubles provoqués par la présence dans l'intestin de parasites du genre Ténia.
    Ténosynovite : inflammation, d'origine généralement traumatique, des tissus de soutien péri-articulaires.
    Testostérone : hormone produite par les testicules, et agissant sur le développement des glandes génitales et des caractères sexuels secondaires mâles.
    Tétanie : état pathologique caractérisé par des crises de contractions musculaires spasmodiques.
    Tétanie puerpérale : crise d'hypocalcémie survenant au part (mise bas) ou autour du part mais généralement associée à l'allaitement avec convulsions, respiration accélérée et hyperthermie.
    Thrombocytes : cellules intervenant dans la coagulation du sang. Plaquettes sanguines.
    Thrombopénie : abaissement du nombre de plaquettes sanguines.
    Thrombose : formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.
    Thrombus : masse sanguine coagulée dans un vaisseau sanguin.
    Thymus : glande située devant la trachée et qui se résorbe à la puberté.
    Tiques : acariens de grande taille, dont certains sont responsables de la transmission d'agents infectieux (piroplasmes…).
    Toux : réflexe ou acte volontaire qui a pour effet d'expulser violemment l'air et les matières contenus dans les voies respiratoires.
    Toxidermies : accidents cutanés médicamenteux entraînant une dermatose.
    Trachéite : inflammation de la trachée.
    Tremblements
    : oscillations rythmiques involontaires d'un muscle ou d'un groupe musculaire autour de sa position d'équilibre.
    Trichiasis : présence ou orientation anormale de poils entraînant une irritation de la conjonctive ou du globe oculaire.
    Trombiculose : dermatose parasitaire due aux aoûtats.
    Truffe : bout du nez.
    Tumeur : augmentation pathologique du volume d'un tissu vivant ou d'un organe, due à une multiplication de cellules, qui persiste et à tendance à s'accroître.

    Ulcère : perte de substance dans un tissu.
    Urée : produit de dégradation des matières azotées de l'organisme éliminé dans les urines.
    Urémie : taux d'urée dans le sang.
    Urticaire : dermatose plus ou moins prurigineuse déclenchée par une réaction allergique.
    Uvéite : inflammation de l'iris et des corps ciliaires.

    Vaginite : inflammation du vagin.
    Valgus : membre ou segment de membre dévié en dehors.
    Varus : membre ou segment de membre dévié en dedans.
    Vascularites : dermatoses du chien, rares, caractérisées par des lésions de purpura, de nécrose et d'ulcération touchant principalement les extrémités.
    Vermifuge : substance médicamenteuse permettant d'éliminer les parasites des intestins.
    Verrues : néoformations bénignes, parfois virales, de la peau.
    Vomissement : acte réflexe qui aboutit à l'expulsion par la bouche du contenu gastro-intestinal.
    Vulvite : inflammation de la vulve.

    Zéaxanthine : Antioxydant de la famille des caroténoïdes présent en quantité importante au niveau de la rétine et du cristallin.
    Zoonose : maladie transmissible de l'animal à l'homme et de l'homme à l'animal.